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dimanche 5 avril 2009

Mingalaba !

Nous troquons les taxis flambants neufs de Bangkok pour ceux plus crasseux et delabres de Yangon. On ne s’imaginait pas basculer dans un autre monde en si peu de temps et pourtant… Notre trajet, au milieu de la circulation dense et folle nous laisse penser que la modernite s’est volatilisee la haut dans le ciel entre les deux pays. Apres avoir gentillement explique a notre chauffeur que, non, nous ne voulions pas changer nos dollars dans son gourbis infame et douteux, nous atterrissons a la White House. Rien de la maison blanche, je peux vous l’assurer. Un vrai labyrinthe au nombre inconcevable d’etages… d’ailleurs je n’y crois toujours pas!
Bref, parlons de cette capitale dechue et de son ambiance si speciale… Malheureusement, les douces sonorites du nom Yangon ne peuvent rivaliser avec le bruit tonitruant des voitures ajoute a celui, infernal, des generateurs. Nos oreilles ont du mal a l’accepter mais il faudra faire avec. Les grandes facades coloniales charment, en revanche, notre regard. Les patines sont magnifiques. La mousson a du passer par la pour rendre de pareils pastels. On plongerait bien notre curiosite au dela de ces encadres de fenetre. Parfois, par chance, on surprend un petit gamin a l’affut d’une nouveaute ou une vieille grand-mere, le cheerot au bec ( cigare local) s’abandonnant a la routine…


De toute maniere, la vie birmane est juste au coin de la rue. Les gens vendent, jouent, rient, dorment, mangent, boivent du the dehors. Ils nous regardent bizarrement autant que nous pouvons le faire d’ailleurs. Pour faire le portrait chinois d’un birman… oulala, la tache s avere compliquee. Il y a tellement de visages venus d’ailleurs. Indiens, chinois, et ethnies differentes se retrouvent ici. Toutefois, après avoir goute l’air du pays quelques jours, certains traits significatifs se devoilent. On vous en livre un d’ores et deja… ce n’est pas le plus glamour… plutot repugnant meme! Oui ce truc rouge maronnasse dans la bouche la, c’est quoi? Ah du betel!... Mais dis moi, ils n’ont pas les dents toutes pourries dessous? Ah tu crois qu’ils n’en ont plus… Et tu fais quoi quand ils te sourient a large bouche et que le fou rire ou le degout te saisit? Ou encore lorsqu’ils se raclent la gorge comme ils savent si bien le faire et qu’il crache le tout par terre au moment ou tu passes? Bah… Tu souris! Au premier instant, la chique traditionnelle peut choquer et puis on finit par s’y habituer… On va peut etre meme se mettre a la bonne birmanne en rentrant… Apparemment, ca procure un certain bien etre! C’est fait avec la noix et la feuille de betel le tout mixe a de la chaux... d’ou l’etat de la dentition! On apprendra plus tard que pour eux les dents blanches sont synonymes de mauvaise sante... La c’est bon, ils sont en mega top bonne forme!!!

Pour faire plaisir a notre bouddhiste en herbe, nous visitons la pagode Shwedagon que je surnomme Chew gum au grand desespoir de Chiquito! Oui bah, on s’amuse comme on peu! ATTENTION, Mesdames et messieurs, enlevez vos chaussures, glissez vous dans l’ascenseur et c’est parti pour le Nirvana! Ultra moderne, cette pagode, en comparaison a l’impression generale de la ville… Les portes s’ouvrent et nous penetrons dans le monde fantastique de Bouddha land! Combien de statues a son effigie??? Pff impossible de compter: des petits, des grands, des couches, des debouts, des assis, en lotus, la main levee ou pas, les yeux ouverts ou non…. Mais ceux qu’on prefere et de loin… sont les ultra galactiques avec leur faisceau lumineux en guise d’aureole!


Chiquito en veut un evidemment, je crois qu’il n’a pas encore compris que ce n’est pas lui Bouddha! Treve de plaisanteries… il faut reconnaitre que le lieu est tres paisible. Les gens viennent ici en famille pour bavarder ou pique-niquer autour de l’enorme stupa tout d’or vetu! Les solitaires meditent… ou menent leur enquete! Et oui, Hercule Poirot se cache sous differents traits: en jeunes, vieux, femmes, moines deguises( oui, oui) . Ca va une fois deux, trois mais au dela on n’en peut plus... nous voila en train de repondre sans cesse au meme interrogatoire: “ Vous etes la depuis combien de temps? Vous allez ou apres? Quel est votre itineraire? Vous logez dans quel hotel? Quelle est votre profession? Je peux voir ce que vous avez pris en photo? “ Legerement oppressant!
Oppressant pour nous, certes, mais pour les habitants alors? J’ose a peine l’imaginer! Ils n’ont pas le droit de parler de politique entre eux ou avec des etrangers. Pas le droit de reunion, ils ne savent jamais sur qui compter. Un enfer!

Enfer… c’est aussi ( toute proportion gardee) le premier mot qui nous vient a l’esprit pour qualifier le premier trajet longue distance… Pourtant ca partait bien, le bus, a notre grand soulagement, ressemblait a un bus meme un peu luxe! Pour 15 heures de voyage et une nuit c’est important…. Hum… hum… a peine 2 heures plus tard, il s’arrete deja… il est 18h. Une voix doucereuse, nous annonce au haut parleur ( volume maximum) qu’il est l’heure de diner… C’est pas l’air de la boum derriere?? C’est cela… Au debut, ca nous fait rire et on imagine Sophie Marceau derriere le micro en plein milieu du Myanmar, surrealiste! Realisant que ca va etre comme ca toutes les deux heures, on trouve ca beaucoup moins drole! Sophie Marceau se transforme assez rapidemment en poupee vaudoue que tu piques violemment et que tu finis par demembrer avec folie!! Surtout a trois heures du matin ou on t’annonce: “ Badabam badam… badabam bam… badabam badam badam bam…. Il est 3h du matin… Nous arrivons a notre quarantieme arret … et il est l’heure du petit dejeuner… La compagnie est heureuse de vous offrir un dentifrice et une magnifique brosse a dent… ne me remerciez pas, c’est tout naturel… Badabam badam… badabam bam… badabam badam badam bam….” Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ( Maite.: comprends-tu les boules quies leclerc maintenant??) Le pire c’est qu’on est oblige de sortir. On a beau faire semblant de dormir, ils te reveillent! Et la, tu assistes au magnifique spectacle du lavage des dents des voyageurs… et tu sens bien qu’ici c’est un pur luxe! Oui mais les gars… pas de betel après hein? Promis? Bref, pendant deux heures t’as le droit de dormir si tu fais abstraction des ronflements et crachats impensables de ton voisin… Ah 5 h du matin on te laisse je ne sais ou… encore tout endormi… Veritable epopee, pas la seule… malheureusement!

Mandalay, nous voila! On va peut etre piquer un petit roupillon tout de meme avant tout... La ville ne me seduit pas outre mesure. Elle est grise, triste et sale. Le bruit incessant des generateurs et les regards curieux poses systematiquement sur moi m’incitent plutot a rester dans la chambre d’hotel… et oui legere baisse de regime! Morgan, lui, l’appareil photo en bandouliere, apprivoise les petits rues et surprend de jolies scenes de vie…
Le lendemain, chacun trouve son compte. Nous partons dans la campagne environnante après avoir depasse la circulation demente! Ah… le calme… les petits oiseaux, les sourires… a bicycletteeuh… On observe les travailleurs des champs. Des petits chapeaux pointus se balancent, les mains dans la terre. Les charrues avec les boeufs percent la brume quotidienne. Les carrioles a chevaux se frayent un chemin. A quelle époque sommes nous déjà? On leur souhaite plus de modernite mais on ne peut etre insensible a tant de poesie… Le veritable but de la balade est la visite de deux anciennes capitales royales. Finalement, il ne devient plus qu’un prétexte pour se perdre… Afin d’acceder a Inwa, nous empruntons un bateau pour passer de l’autre cote de la rive… nos velos a bord et quelques birmans, un brin romantique... Le site est cache en pleine nature. Tout en ruine, on a peine a croire qu’il fut jadis une prestigieuse cite. La deuxieme Amarapura s’annonce beaucoup plus vivante. Pagode, monasteres, village et commerces doivent en etre la cause. Son emplacement au pied d’un lac accentue son charme. Un pont en teck de plus d’un kilometre traverse ce dernier. On apprecie le passage des bonzes et des femmes portant leurs affaires sur la tete. Si on s’arrete en milieu de parcours et qu’on jette un oeil au loin, la vie du lac s’offre gracieusement… une serennite deconcertante… Les pecheurs avancent doucement avec leurs coquilles de noix. D’autres ramenent des troupeaux de canards ( si si je vous assure). Des hommes pechent, l’eau jusqu’a la taille en lancant leur filet… le temps s’arrete avec leur mouvement… On resterait bien des heures a contempler ce tableau birman… mais la route nous rappelle!

Avant de poursuivre, je vous donne un deuxieme element de quoi faire votre portrait… C’est un des plus etonnants mais aussi des plus jolis. Il s’appelle Thanaka. Les femmes et enfants l’utilisent essentiellement. De gros ronds, jaunes pales, maquillent leurs joues. Parfois, ils s’en mettent aussi sur le corps. Ce n’est absolument pas pour le folklore et le plus surprenant finalement est de croiser une personne qui n’en a pas… Le produit de beaute a des vertus antiseptiques, esthetiques et protegent du soleil et des moustiques… Non je ne m’en suis pas encore badigeonnee pour ceux qui suivent ma dure vie de victime de moustiques… Par contre, Morgan devrait y penser car il a pris la releve question piqure... mais de puces ! Enfin un peu de compassion ! Il est devore et moi rien du tout... ca me rappelle quelque chose !
Petit aparte termine, partons en direction de Bagan. Une carriole nous y attend… tiens on ne l’avait pas encore fait ! En realite, nous arrivons au village de Nyaung Oo et tant mieux, un peu de vert, marre de ces grandes villes moroses et polluees ! Tout en terre battue, artisans et charmant petit hotel ! Chiquito est aux anges, nous voila aux pays des 4000 pagodes… ce n’est pas une blague ! Il y en a partout… Ici, on cultive des temples et des pagodes comme des tomates… Pourquoi pas ? Vous faites un tour de 360 degres et vous etes cernes ! On passe trois jours a visiter une infime partie du site. On prefere les monuments ou il faut demander au gardien de nous ouvrir la porte. La torche a la main, on decouvre les peintures anciennes de la vie de Bouddha dans l’obscurite. Un petit cote aventurier quoi ! Surtout quand c’est le petit fiston, haut comme trois pommes, qui te guide jusqu’au sommet… La vue parait surrealiste… vous imaginez, vous, des milliers d’Eglises et Cathedrales les unes a cote des autres ?
Bagan c’est aussi le lieu ou on tire la sonnette d’alarme… Elle est ou la nourriture francaise ??? Au bout de huit mois, on arrive a saturation. Morgan, tombant meme malade ( non pas possible, ce n’est pas superman qui se reveille tous les matins a cote de moi ???) ne veut plus manger… c’est dire ! Manger local, c’est accepter un peu de viande dans ton huile… ou etre resigne au gout de crevette fermentee systematique dans tous les plats. Toutes les sauces, viandes, soupes ont ce petit gout bien… degoutant de vieux poissons pourris. Du coup, le budget craque et se lance dans la cuisine italienne, indienne mais birmane… non c’est fini ! Rupture de contrat…

On aurait aime en faire autant avec les transports locaux mais la on n’a pas le choix, on est contraint de prendre les bus pour ne pas donner le moins d’argent au gouvernement. C’est donc, l’air abattu, a 3h30 du matin que nous montons dans ce qui ressemble de tres loin a un bus…On a l’espoir que c’est juste une gentille petite navette nous menant a un autre bus. Mais nous ne sommes pas dans le monde de Mickey ici ! Nous allons passer les 12 prochaines heures plies en deux parce que les jambes ici c’est en option ! Nous n’avons jamais fait pire ! Deux bons jours pour s’en remettre…
L’air frais de Kalaw nous console a notre arrivee. La petite ville, entouree de montagnes, s’annonce bien sympathique. L’endroit est ideal avant d’attaquer un trek de trois jours. Soixante kilometres en perspective…
La jolie foret de pins pour debuter le periple place la journee sous de bons auspices. On se croirait presque dans les landes. Notre guide s’avere plutôt bavard. Chaque arbre, fleur ou fruit y passe… la nature semble ne plus avoir de secret pour lui. Au fur et a mesure, nous faisons egalement connaissance avec nos compagnons de voyage : un americain, une anglaise et deux portugais. Nous traversons des rizieres pour la plupart assechees sous un soleil de plomb. La terre est magnifiquement rouge et donne tout son eclat a la vegetation. Des travailleurs recoltent les meilleures feuilles pour le the… que l’on goutera quelques heures plus tard dans un petit village. Un mot : delicieux ! On n’a jamais autant bu de the qu’en Birmanie. Nous dormons la premiere nuit apres plus de 20 kilometres de marche chez une famille tres chaleureuse. Il semble que l’accueil est un point d’honneur dans ce pays. C’est impossible de mourir de faim ici… Ils se levent a quatre heures du matin pour tout preparer. A table, ils te reservent toutes les cinq minutes et nous demandent si tout va bien… on ne peut mieux ! Enfin des plats sans crevettes ou autres poissons seches ! Bon, il y a juste un petit detail qui fait defaut… c’est leur douche la… au milieu du champ qui tient avec trois planches… au bout du compte on se demande ce qu’elles font la car petits, grands, poules et bœufs passent devant toi en souriant alors que tu es nu comme un vers … si si les poules ca sourit ! Je revois Morgan me mettre la bassine sur la tete et me dire : On en aura connu des choses cette annee… c’est sur !
Morgan improvise avec un petit garcon de la famille une partie de chinlon. C’est un melange de foot et de volley. Un filet pour separer les deux equipes et une balle en rotin pour jouer seulement du pied ou de la tete ! Apres quelques debuts difficiles, la France arrive a renvoyer les balles au plus grand plaisir du Myanmar !
Le deuxieme jour est le plus dur : 24 kilometres. Chiquito a des ampoules.. et nous aussi ! Il perd quelque peu son flegme bouddhique ces temps derniers... Nous croisons sur notre chemin un bon nombre d’ethnies. Les petits courent dans tous les villages pour nous lancer des : Hello, Bye Bye ou Mingalaba… Mingalaba telle une jolie formule magique pour se saluer…
Sur notre chemin, nous rencontrons le medecin du coin. 84 ans ! Les gens de la region viennent le voir pour de multiples raisons dont le paludisme. Beaucoup de birmans pensent que la maladie vient de bananes ou de fruits crus… Pas de probleme, le petit papi a un remede bien particulier : une petite boule magique faite d’opium et de cannabis… et dire qu’on se prend un traitement infect depuis plus d’un mois…
En fin d’apres midi, nous discutons avec deux femmes Karens noirs. Elles ecrasent des mottes de terre et notre guide, qui parle je ne sais combien de dialectes, nous traduit leurs propos. Elles nous envient d’avoir la peau blanche, elles aimeraient etre comme nous. L’etre humain, aux quatre coins de la planete, n’est donc jamais satisfait ? Leur rire nous porte jusqu’au monastere ou nous dormons ce soir.
Encore une chose que nous ne pensions pas faire un jour… De jeunes moines etudient ici. Nous arrivons pratiquement au moment de la priere du soir qui berce le repas.
Cette soiree est encore un excellent moment pour comprendre ce qui se passe reellement au Myanmar. Depuis deux jours, notre guide nous explique la situation de son pays. Enfin un regard de l’interieur ! C’est un homme d’une grande intelligence et qui a beaucoup de recul sur les choses. Nous pensons qu’il fait essentiellement ce trek pour aider les villages d’une part et pour discuter librement avec des etrangers. Au milieu de la nature et avec ses amis qui l’entourent, il ne risque pas grand-chose. Ca sera un peu brouillon mais je vous livre pele-mele certains de ses propos.
La situation devrait pouvoir evoluer, selon lui, grace a la crise mondiale. La Birmanie va devoir s’ouvrir car elle ne peut plus commercer avec les pays frontaliers ( surtout la Chine) qui commencent a s’affaiblir. De plus, de nouvelles elections auront lieu en 2010… bon ca apres ce qu’en fera la junte… rien n’est gagne ! Ils nous apprend pourquoi il n’y a pas plus de rebellions a cette dictature. Le Bouddhisme lui semble un premier facteur… Les birmans sont assez fatalistes et pensent que c’est parce qu’ils ont fait de mauvaises choses dans leurs vies anterieures et que les prochaines seront certainement meilleures. La revolte en 2007 n’a concerne seulement que cinq pour cent des moines. La plupart n’était meme pas au courant.De plus, les gens ( a 90 pour cent agriculteurs), travaillant tellement, n’ont pas le temps de s’interesser a la politique et peut etre pas l’energie non plus… Le manque d’education, egalement, rend cette population beaucoup plus maleable pour le gouvernement en place...
Concernant le tourisme... il nous precise qu’il y a seulement 10 pour cent des touristes qui voyagent en independant. Les autres le font en grand groupe organise et l’argent va directement a la junte. La population n’en beneficie quasiment pas. S’il le pouvait le gouvernement ne nous accepterait pas sur leur territoire mais ils ne peuvent pas refuser certains visas plutôt que d’autres. Nous sommes plus difficiles a localiser meme si le pays est bien quadrille… Une infime partie du pays est visible. Bien sur, les camps de travaux forces ou petits, jeunes et vieux obeissent a leur bourreau ne sont pas tres vendeurs… Toutes les zones frontalieres nous sont interdites et on n’a pas interet a s’y retrouver… mais pour notre guide, il est important qu’il y ait des voyageurs comme nous. Leur accueil et ces sourires si communicatifs ( quand il n’y a pas de betel) ne font que le confirmer…
La priere a 4h30 du matin, nous fait reprendre assez rapidement nos esprits. Chiquito n’est pas d’humeur matinale et les propos de la veille le laisse dubitatif... Son cote revolutionnaire revient et sa ferveur bouddhique s’eloigne ! Les jeunes moines dont la voix est encore peu clair laissent echapper parfois des rires… L’ambiance est particuliere et nous apprecions le lever du soleil en douceur…
Nous revoila partis pour de bons kilometres encore ! Vers midi nous arrivons enfin a destination : le lac Inle. C’est fini ! Ce trek a ete autant une joie pour les yeux que pour notre connaissance sur le pays.
Nous traversons alors le lac une premiere fois en entier pour arriver a la ville de Nyaungshwe. Le trajet nous promet déjà beaucoup.
Comment decrire cet endroit unique ? Comme dirait Morgan, la realite depasse ici l’imaginaire. Au petit matin, nous partons le decouvrir et c’est certainement le meilleur moment… A cette heure la, les Intha dansent avec leur rame… Ils enroulent leur pied autour de la pagaie et glissent ainsi sur l’eau… Ils lancent leur filet etonnant (de forme conique) pour attrapper le poisson.


D’autres ramassent des algues qui recouvriront plus tard de terre pour en faire leur jardin flottant… Des champs de tomates, salades ou potirons flottent ainsi au grand soin de ces eternels chapeaux pointus sur leur coquille de noix… Le tout est d’une poesie enchantante, envoutante comme nous a glisse une amie… Nous decouvrons de nombreux villages sur pilotis. Les petits se ruent aux fenetres pour nous dire bonjour ou faire un signe de la main… meme ceux de un ou deux ans ont appris a le faire. C’est comme un sport national ici ! Leur entrain nous incite a lancer des Mingalaba plein de sourire en essayant de toucher chacun d’entre eux. Notre piroguier nous mene dans un atelier de tissage assez exceptionnel. Nous sommes bluffes ! Les Intha ont developpe une technique tout a fait unique. Leur soie provient de fibres de fleurs de lotus. Des femmes extirpent de fins fils des tiges de lotus et les lient ensemble pour les rendre plus epais. Le procede exige beaucoup de patience et de savoir-faire.
Comment ne pas tomber amoureux de ce lac ? Un autre temps, un autre monde. Tous glissent en harmonie sur l’eau et chaque action devient un geste poetique…

Evidemment, ceci ne peut passer inapercu a mon photographe trotinette ( j ai peur que ca soit censure ca…) Il decide, en effet, d’ y retourner une fois de plus le lendemain matin pour faire quelques marches… Etant seul avec le piroguier, il converse avec lui un petit bout de temps… le pauvre est confronte a un serieux probleme : il aime deux femmes mais il a promis le mariage a la premiere… mariage ou il doit inviter deux mille personnes… imaginez un peu le budget !!! Bah oui mais faut inviter tout le village aussi… Il a une deuxieme conquete pour aller au cinema ou boire un the… rien de bien mechant plutôt platonique mais il explique que c’est sa facon a lui de s’amuser parce qu’apres le mariage il devra travailler dur pour nourrir sa femme et ses enfants… Il a reussi a se mettre a son compte grace a un voyageur canadien qui lui a offert 700 dollars… soit la moitie de son bateau.
Bon, j’ai completement oublie le dernier accessoire a la mode birmanne… Le Longji ! C’est une jupe que portent les femmes aussi bien que les hommes. Carreaux obligatoires pour la mode masculine… liberte au feminin ! Ils ont fiere allure ainsi et on se sent presque ridicule avec nos pantalons… Ils sont les seuls aujourd’hui de toute l’Asie a avoir garde cet habillement, les autres ayant rapidemment adopte le style occidental.

Demain, nous repartons vers d’autres horizons beaucoup plus detendus dirons nous. Morgan, comble, a trouve que la Birmanie etait a la hauteur de ses esperances. Etonnante, il l’a decouvert la ou il ne l’attendait pas. Pour ma part, je ne voulais pas venir en Birmanie par peur et en pensant que les habitants ne profiteraient pas de notre passage. Je savais que ce pays était important pour Morgan… Allez secretement, je vais vous dire, je pensais avoir raison et lui prouver a la fin des trois semaines que ce pays en l’etat actuel des choses n’était pas a faire… Je me suis trompee… mais chut faut pas le dire… Tout simplement, ce pays est magnifique. Peut-etre un jour nous en verrons un peu plus… Et puis surtout, ces gens ont besoin de nous voir. Leur joie d’etre au contact d’etrangers ne trompe pas...




Charlotte

mercredi 11 mars 2009

" Tuk-Tuk Sir?"

Chiquito: " Sabadee les amis! Me voila au comble de la zenitude ici en Asie... Le bouddhisme est la veritable clef du bonheur absolu. Je suis un autre Chiquito! Je comprends enfin que mes tendances egoistes, narcissiques ne me meneront nulle part... Je me dois de me donner entierement a vous qui m'adorez, me respectez, me sublimez au travers de ce blog... Ce matin, je me disais que Bouddha...

Charlotte: Ohlala... Eh chiquito! On t'a demande de raconter nos trois dernieres semaines pas d'ecrire un livre sur Bouddha!

Chiquito: Tu vois, la, Charlotte, tu manques de compassion avec moi... Tu ne devrais pas te moquer de Bouddha car Bouddha dit...

Charlotte: Bon, je vais reprendre le fil car quand il est parti sur Bouddha, on ne l'arrete plus!

Chiquito: Pff... coupe dans mon evolution!

Charlotte: Oui, c'est ca... Apres une Thailande du nord qui nous a procure d'excellents moments, nous passons au Laos en traversant un fleuve mythique, le Mekong. Nous esperons decouvrir un pays hors des sentiers battus... moins touristique... plus authentique... Un visa et c'est parti! Oui bon ajoutons trois heures de minibus qui se transforment en six et c'est enfin parti! Luang Nam Tha sera notre premier arret dans le nord. Nous avons dans l'objectif de faire un nouveau trek a la rencontre des villages. Apparemment, l'endroit est ideal, il a meme ete recompense pour ses qualites de tourisme responsable... Et la... deception! On apprend vite que les villageois peuvent voir jusqu'a douze personnes par jour... Une vraie usine... C'est un peu dommage tout ce chemin pour ne rien faire... On fait une croix sur notre idee de depart et nous partons plutot pour deux jours observer le travail agricole et artisanal de la region.
C'est Tuly un petit guide laotien qui nous montre le chemin. Il rigole tout le temps... parfois c est pas drole... mais il rigole tout de meme...
Chiquito: Charlotte, ne serais-tu pas en train de te moquer??
Charlotte: Mais non maitre Chiqui, ce n'est qu'une constatation...
Malheureusement, les rizieres sont assechees et le paysage est, certainement, moins joli que lors de la saison des pluies... Toutefois, ceci nous permet de decouvrir les trois planches servant de maison au paysan pour travailler dans sa riziere... Plus rustique ce n'est pas possible... Une inquietude nait a nos premiers pas dans un village: ne serions nous pas transformes en billets sur pattes par hasard??? Les femmes sortent leur production artisanale, les enfants veulent nous vendre des bracelets... Apres tout, on ne peut pas leur en vouloir mais ce n'est pas toujours agreable comme premier contact... Cette deconvenue digeree, Tuly nous trouve un ravissant petit coin, au milieu de la riviere. Il place entre quelques cailloux pointus, qui nous serviront de siege, une feuille de banane en guise de nappe... Mais oui c'est charmant... les moustiques autour aussi... Bon, c'est la que ca devient difficile... il sort notre repas contenu dans de vieux sacs plastiques... du riz bien compact que l'on mange comme du pain, differentes mixtures assez... douteuses... parce que peu fraiches... Un petit oeuf Julien peut-etre? " Un oeuf et du riz c'est pas risque" se disait Julien la veille... quand il a cru tomber sur le poussin, il a trouve ca beaucoup moins rassurant... bonne crise de fou rire en tout cas! La, les oeufs sont marrons parce qu'ils ont baigne toute la matinee dans un jus dont nous ne connaissons pas l'origine...et peut-etre qu'on ne veut pas savoir d'ailleurs. Tuly et Morgan, qui ne se laisse jamais demotive devant une nourriture suspecte, mangent a pleine main, Julien et moi degustons nos trois grains de riz...
Nous croisons, ensuite, deux femmes les pieds dans une riziere.( celle-ci est sans cesse innondee par un systeme d'irrigation) Nous sommes invites a les regarder travailler et meme a les aider si on le souhaite. Leur travail d'aujourd'hui consiste a enlever les mauvaises herbes entre les plants de riz. Courbees toute la journee en pleine chaleur, elles sont vraiment meritantes. Tuly, dans son role d'agence matrimoniale laotienne, apprend a Julien qu'elle est celibataire... " Non.. bah... heu ca ira merci..." meme si la situation est cocasse et nous fait bien rire, c'est un peu limite quand meme! Quoique... on comprend vite qu'en fait notre petit guide a plus d'un tour dans son sac... il est interesse lui aussi par cette jeune fille et on a bien du mal a quitter la riziere! Il nous refera plusieurs fois le coup d'ailleurs!
Rapidement, on parvient au village ou nous allons passer la nuit. En face de notre maison, des femmes s'activent a installer sur des pendants des centaines d'echarpes en soie et coton... C'est pile en face de notre maison, rien que pour nous... C'est sur, on ne peut pas faire comme si on n'avait pas vu... pas possible! Bon evidemment, tu mets un pied la dedans tu en ressors avec quelque chose... Par contre, il faut avouer que leur travail est de toute beaute. Une petite visite des lieux nous permet d'observer, sous les maisons sur piloti, les femmes assises a leur metier a tisser. Les couleurs sont extraodinaires, comment font-elles pour trouver des couleurs pareilles dans la nature? Du bleu, du rouge, du jaune, du vert... toutes plus eclatantes ! Nous decouvrons, egalement, l'ecole du village. Selon notre guide, il y a trois professeurs repartis dans deux classes. Il assure qu'il y a bien des cours dans une des classes toute poussiereuse et en desordre. Nous pensons qu'il y a, en realite, qu'un seul professeur dans cette ecole... Ce n'est pas la premiere fois que Tuly raconte des choses peu vraisemblables. Le regime est totalitaire dans ce pays. Les gens sont, parfois, obliges de dire certaines choses ou d'en cacher d'autres... On ne peut etre sur de personne et il y a beaucoup d'indics pre

mardi 17 février 2009

Tablu!

7h du matin, aeroport de Bangkok le 6 fevrier, nous sommes au rendez vous pour l'arrivee de Julien qui va passer 3 semaines avec nous. Un peu comme Ronan ( c est de famille ou quoi??), il n'est pas a l'heure! Mais comble du comble, on le voit arriver au loin, avec une jeune fille en essayant de parler un anglais... approximatif dirons nous... On m'a glisse a l oreille que je devais tout raconter... je ne fais que suivre les instructions... Finie la drague, nous avons un programme bien charge aujourd'hui!
Le Grand palais est notre premier temple bouddhiste et il faut bien avouer que les thailandais y mettent le paquet question dorures et bouddhas... Beau ou too much? Notre coeur balance... En tout cas, c'est grandiose. Un enorme Bouddha de quarante trois metres de long retient surtout notre attention. Emprisonne dans son temple, il faut jongler entre les piliers pour l'admirer dans toute son ampleur! C'est bien les voyages, ca nous fait decouvrir d'autres cultures, d'autres religions, d'autres horizons.... ouaip... heu mais dis donc, il n'y a pas un centre de massage dans le coin??! Mais non, on n'est pas venu expres pour ca!!! A l'interieur du grand palais, des etudiants viennent faire leur main sur nos petits corps endoloris. On opte pour une demi-heure pour notre premier massage... " hum... ah...oh... aie... ouille...mais ca fait mal!" Le massage thailandais ce n'est pas un massage de rigolos et on en aura encore la preuve deux jours plus tard... a suivre...
Revigores, nous partons decouvrir une face cachee de Bangkok en bateau sur les Khlongs. Ces canaux, au coeur de la capitale, abritent des petites maisons en bois sur pilotis. Loin des buildings et taxis, on a le sentiment d'etre a mille lieux de la ville frenetique. Bon, le plongeon n'est pas de rigueur vu la limpidite du Chao Praya... la dessous c'est un peu une poubelle geante et on comprend pourquoi les poissons sont si gros! Je ne vais peut etre pas en manger ce soir moi!
Le lendemain, les cousins se la jouent Pretty Woman chez le tailleur. Morgan finit de convaincre Julien de se faire un costume "trop classe". Le moment est assez drole je vous assure: " Et tu crois qu'il me faut une poche ou deux? Oui je vais me prendre un petit col Mao. Non, moi ce sera une boutonniere...J'ai peur de grossir et qu'il ne m'aille plus... " Je les vois feuilleter dans les magazines de hautes coutures. Armani, Dior, Hugo Boss, Lacroix defilent sous mes yeux... Bref au bout de trois heures de terribles decisions existentielles, ces messieurs sont decides et prennent rendez-vous pour des essayages!
Ouf... Laissons les cravates de cotes et prenons plutot nos gants de Muay Thai ( boxe pour les incultes comme moi!). N'aimant pas forcement les coups et le sang, je me concentre davantage sur les rituels asssocies a ce sport. Chaque rencontre est precedee d'une danse sur le ring sous fond de musique lancinante et assez soporifique... j'ai presque failli m'endormir aux cotes de trois hommes ( n'oublions pas Chiquito) avides de sang et techniques... J'exagere un peu et alors? Non, on se prend facilement au jeu mais on ne pariera pas sur les boxeurs comme certains habitues...
Un an de plus au bout du monde, c'est un peu special. Je me retrouve donc dorlotee toute la journee. On commence par un marche flottant tres authentique. Un petit tableau surrealiste en mouvement... Des chapeaux pointus preparent sur leurs barques des repas aux mille couleurs et saveurs... De nombreux thailandais se retrouvent ici pour dejeuner. Dommage qu'il soit si tot, le poisson grille sur la feuille de palmier nous disait bien... non on a dit pas de poisson! Les etalages sont realises toujours dans un souci d'esthetique, d'harmonie: pyramide de fruits, composition de fleurs, paniers d'epices. " Julien, un peu de Chili peut etre?... sans facon merci..." Apres, ce bol de sensations pures, nos petits pieds se dirigent tout droit vers un salon de massage en exterieur a cote du marche... Au programme: relaxation, torsion, etirement... torture!!! Julien adore, Chiquito exulte, Morgan a mal et moi je souffre!!! C'est quoi ce cadeau d'anniversaire?? Cramponnes au siege, on se met a pleurer de rire sous l'oeil amuse des masseuses... ( oui lulu elles m'ont touchee les pieds). Petite balade dans le quartier de Chinatown avant un coktail, un bon repas et... une nuit dans le bus pour la ville de Sukhothai.
Nuit que nous terminons sur les bancs de la gare routiere ou je me fais devorer par les moustiques... Qui a dit que Julien etait un bon antimoustique??? Il y a erreur sur la marchandise, j'hesite a le renvoyer illico en France moi!!!
Cette arrivee matinale a l'avantage de nous faire decouvrir, pratiquemment, seuls le temple de Sukhothai qui fut la premiere capitale du royaume de Siam. Le site etant immense, nous louons des velos pour le visiter. C'est drole que nous nous trouvions au Macchu Picchu au Perou ou a Tikal au Guatemala ou encore ici en Thailande, une meme atmosphere au matin se degage de ces grandes cites historiques. On y aime la lumiere, la paix, l'harmonie... Le site est vraiment magnifique. Les dorures passees et oubliees laissent place aux vieilles pierres. Les nenuphars roses des lacs s'integrent malicieusement aux reflets des bouddhas. Ces derniers, au nombre incalculable, semblent subjuguer notre Chiquito national. Amour, sagesse, compassion, patience, sont dorenavant sa nouvelle philosophie... Hum Hum... Apparement il veut changer... allez laissons lui une chance.
Et hop, un nouveau bus attrappe au passage et nous nous dirigeons vers Chiang Mai connue pour etre un centre artisanat important. Nous visitons, donc, les usines aux alentours. Bon pas si simple, car nous prenons des scooters pour explorer l'exterieur de la ville et la circulation est assez speciale... Priorite a droite ou a gauche selon les gouts, le feu peut se transformer aussi en stop accessoirement... c'est magique la Thailande! Fabrique d'ombrelles, usines de soie, d'argent et de bronze jalonnent notre parcours. Apres cette journee interessante, petit repas comme Julien les aime... epice a souhait! Depuis son arrivee ses repas ne se composent que de riz blanc et d'omellette... Dur dur pour lui lorsque la cuisiniere a decide de rajouter pour lui faire plaisir des petits oignons, du chili, du poivre et tous les autres petits ingredients dont seuls les thailandais ont le secret... Il y a un trek de trois jours le lendemain et on imagine deja sa tete lors des repas dans les villages...
Les trois jours a la rencontre des Karens s'averent excellents, authentiques... rustiques aussi. Les Karens, une minorite ethnique originaire de Birmanie, sont en fait, des refugies politiques en Thailande. Comment raconter tout ca??? Notre groupe se constitue de sept personnes, deux suedois et deux allemandes se joignent a nous. Apres quelques heures de marche nous arrivons au village ou nous passerons la nuit. Les habitants fument l'opium, les poussins couinent dans tous les coins, les cochons signalent leur presence par des grognements nonchalants... comme dirait Morgan: " c'est bon, on y est la!" C'est sur... Les femmes crachent leur chique toute rouge, je ne sais encore si c'est du sang ou une plante speciale. Toujours avec ce sourire magique ( un peu carrie aussi), ils nous accueillent avec une grande generosite. Leur maison, construite en une demi journee sur piloti est entierement faite de bambous. Un feu pour la cuisine au milieu de la piece mais pas de cheminee... pourquoi s'embeter? Autour d'un bon the et de l'alcool local, notre guide Mister Sak repond a toutes nos questions. Etant Karen lui-meme, il parle la langue et peut nous traduire les propos des autres villageois. C'est un homme d'une extreme finesse et qui a l'intention la plus ferme de sauver sa culture et de preserver les siens d'un tourisme abusif. Apres une nuit a meme le bambou et quelques heures a me demander si les huit cochons qui logent sous ma paillasse sont capables de monter l'escalier ( faut-il aussi parler du chant des coqs?), on profite des enfants en presence au petit matin. La voiture confectionnee maison a l'aide d'une bouteille plastique et des tongues remplacent la Playstation, est-ce un mal? Encore une fois, on se sent reellement privilegie de pouvoir assister a ces scenes de vie au milieu de nul part... Nous repartons avec comme objectif d'atteindre ce soir notre campement au pied de la riviere. Les hommes qui nous accompagnent s'evertuent tout au long du chemin a couper de grands bambous. Le soir, leur savoir faire les transforment en un rien de temps en plats, cuilleres, couteaux, ou meme casserole... Julien et Morgan essayent a leur tour... il y a de l'idee... oui je sais moi je n'ai pas essaye. A la lueur de la bougie et au son de la riviere, nous avons un vrai repas de prince rythme par des chants multi-ethniques. Notre retour s'effectue au coeur de la jungle ou nous ne cessons de traverser la riviere... bien souvent les pieds trempes... si ce n'etait que les pieds... hein Julien??? Aouaouaouaoua............et oui le cousin se la joue tarzan en se lancant avec fougue sur une pauvre petite liane qui n'avait rien demander et splach! Bah Julien??? Un probleme, peut etre? Les fesses et les affaires trempees, il fait beaucoup moins son malin!!! Et dire que tout ca c'etait pour epater les petites allemandes... (on exagere juste un chouille) Une petite grotte au flambeau ou se cache un serpent venimeux et un retour a quatorze dans un pick-up et le tour est joue! Encore un moment rare et magique... mais la Thailande nous en reserve bientot un autre...
Pour cette journee " speciale elephant", je laisse la parole a Julien... car comment qualifier la passion de sa maman pour ces pachydermes???

" Tablu a tous!
Precisons pour ceux qui ne le sauraient pas que c'est du Karen. C'est pratique comme mot car ca veut a la fois dire bonjour, merci et aurevoir.
Je vais donc vous narrer notre journee a Elephant Nature Park. Tout d'abord, precisons que non, nous n'avons pas fait de grand huit sur la trompe d'un elephant geant pas plus qu'un train fantome dans la gueule d'un mastodonte squelettique. Charlotte aurait eu bien trop peur, Chiquito en revanche...
Non, c'est en fait un parc de rehabilitation pour elephants maltraites, et y a du boulot! Car en Thailande, c'est une economie tres lucrative et le gouvernement ferme les yeux sur les methodes des tours operators. La journee commence, comme a chaque fois, par du bus mais la, grand luxe, siege moelleux, clim et ecran LCD avec reportage sur le petit bout de femme tres courageuse qui a fonde le parc... Enfin, je crois, car tout etait en anglais et moi l'anglais... Une fois arrives, nous attaquons par donner des regimes de bananes aux elephants, mais a bonne distance... derriere les barrieres, car l'elephant ne s'embete pas a eplucher, il ecrase tout et avale! Un jeune elephant, tres affectueux, se propose de nous faire des bisous avec sa trompe. Il faut savoir qu'un elephant sa bave beaucoup... Charlotte a beaucoup apprecie! Chiquito n'a pas ose par peur de se faire aspirer...
Bon, je passe sur le buffet du midi avec nourriture a profusion, fruit frais etc... la routine quoi! Morgan, qui ne percoit le monde depuis que nous sommes arrives qu' au travers de son objectif, se rend compte qu'il a deja sature sa carte memoire. Nous arrivons au moment du bain dans la riviere et la une verite nous eclate aux yeux: c'est quand meme grand un elephant. Surtout, quand il se couche dans l'eau en manquant de nous ecraser!!! La, bataille de seau d'eau pour le nettoyage et le brossage. Le contact est vraiment extraordinaire et tres impressionnant. On est trempe mais ravi. S'en suit, une explication sous une ombrelle du guide pendant une heure sur ... bein c'etait en anglais et puis il faisait chaud, les elephants passaient, un, deux, trois, quatre...
Apres la sieste, heu le discours passionnant du guide, nous avons vu une video explicative sur les methodes de dressage des villageois. C'est tres, tres violent et tres cruel. C'est tout simplement de la torture: ils vont jusqu'a leur crever les yeux pour qu'ils obeissent!
Apres cette sympathique video, on est content de leur redonner a manger. Oui, un elephant ca mange enormement... ( 200 kilos par jour) Puis, renettoyage dans la riviere mais cette fois avec beaucoup moins de monde. On a notre elephant pour nous tout seul. Retour en car ou nous laissons avec nostalgie ce moment merveilleux. Certainement, les moments les plus innoubliables de mon voyage.
Ps: Je tiens a remercier Charlotte, tout particulierement, pour s'accaparer tous les moustiques et Morgan pour les heures qu'ils passent a apprendre par coeur le guide du routard. Tout ce qui a pu et pourra etre dit sur moi est bien evidemment entierement faux et je tiens a preciser que je mange presque tout... ce que je peux identifier!
Tablu!"

Curieusement, il oublie de vous raconter que lors de sa journee memorable, il s'est fait embrasser sur la bouche par un elephant et qu'il est comme tombe sous le charme d'une jeune canadienne volontaire au parc... Il s'en est fallu de peu qu'il reste plus longtemps pour faire du benevolat... Ce n'est qu'un detail bien entendu...

Petit quiz pour la fin: Au fait, quelles sont les six differences entre un elephant d'Asie et celui d'Afrique??

mercredi 4 février 2009

Changement de decor

Au matin, dans une chaleur un peu moite, laissez fourmiller dix millions d'habitants. Vous ne tarderez pas a apprecier de larges sourires irradiant leur visage. C'est une question de secondes... Dans cette onctuose generosite, ajoutez quelques milliers de Tuk-Tuk, histoire de lier votre composition un peu dense. Enfournez le tout a une chaleur depassant tout entendement. Sous les coups de midi, soulevez le couvercle et laissez echapper le florilege de douces saveurs emanant des petites cantines de rues... Quelques pincees de curry plus tard, flamber un bon gros soleil, jusqu'a obtenir une vive couleur rouge embrasant l'atmosphere... (attention a ne pas laisser carameliser). Verser un petit nuage de pollution... La nuit tombante, disposez quelques lampions sur le tout. Il est l'heure de vous attabler, preparez vos baguettes et degustez Bangkok en toute delectation!


Petit clin d'oeil culinaire pour debuter ce texte car, enfin, nos papilles ressucitent!!! Bon, parfois, elles prennent feu a cause de sauces archi-epicees... ce n'est pas grave... ( note pour plus tard apprendre le thailandais , ca peut toujours servir dans les menus...) Balades, flaneries, achats compulsifs et baguettes sont les maitres mots de nos trois premiers jours a Bangkok.
Apres cette acclimatation en douceur, nous projetons de partir vers le sud, dans les iles. La premiere, minuscule, se nomme Koh Tao ( ile de la tortue...t'as vu une tortue toi?). Joli bungalow, jolie plage... nous retrouvons nos petits crabes des Fiji qui nous font bien rire... tout va bien! C'est ici que nous allons passer notre premier grade en plongee. On retourne a l'ecole donc! Petit livre du soir avec exercices... et a la fin examen!!! Je stresse... Morgan lui est tout decontracte et ca m'ennerve!! Il faut dire que la majorite du bouquin c'est de la bio... il y a de la triche... Je m'en moque, avec Chiquito, on a decide de copier de toute facon!! ( a nos anciens et futurs eleves: attention ce n'est pas bien de tricher! hum hum ) L'humour decapant de notre instructeur canadien detend l'atmosphere de toute maniere. Bon la theorie c est bien gentil mais encore faut-il se debrouiller sous l'eau. On prefere l'observation des fonds sous-marins aux exercices mais pour se sentir plus a l'aise et par securite, il vaut mieux en faire. La plus belle plongee est, sans aucun doute, celle ou nous descendons a vingt metres. Ce n'est plus du tout la meme chose. On penetre reellement dans un autre monde, ou est le haut, ou est le bas? On comprend pourquoi certains plongeurs peuvent etre happes par l'envie de plus grande profondeur... On a envie de voir ce qui se passe encore en dessous, evidemment Chiquito ne peut pas s'en empecher... On le rattrape de justesse completement narcose, il pouffe de rire sans arret, chatouille une murene pas tres contente, surfe sur une raie a point bleu. On est oblige de remonter pour le calmer! Bref, les exercices valides, nous passons a l'examen! Enfin, tu parles, on se retrouve tous les deux a discuter des reponses... une petite erreur seulement chacun et nous voila autoriser a plonger a 18m quand on le souhaite! Chiquito est par contre interdit de plongee " dangereux pour lui, pour nous et pour les fonds sous-marin...)Ce qui le rend encore plus depressif qu'il ne l'est ces temps derniers... Serait-ce le depart de Yuquito ou le debut de la prise anti-paludique? On reste une journee de plus sur cette ile pour profiter du cadre idyllique et se reposer du rythme effrene des plongees. Enfin, on reste surtout parce que Morgan veut voir des requins... Il parait qu'il y en a dans le coin... Il est possible de nager avec eux a Shark Bay, petite plage a cote de notre bungalow... Le rendez-vous est fixe a quatre heures, heure a laquelle les requins viennent manger des petits poissons... esperons qui ne mangent pas Morgan non plus!!! J'ai ete heureuse de ne pas les voir pendant les plongees alors je le laisse seul les rencontrer. Et puis je suis un peu sceptique aussi, comme Chiquito d'ailleurs. Quelques heures plus tard, on le voit arriver, grand sourire aux levres, nous annoncant fierement: " J'ai nage avec les requins!" Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh mais t es malade ou quoi??? Je revois les scenes sanguinaires des dents de la mer!!! Il parait qu'ils s'en moquent de toi... mouais. Enfin, Morgan a eu un peu peur en les voyant debarquer meme si ce fut un grand moment...


Apres cette sequence sensation, passons a la sequence aventure... Nous voila a Koh Lantha. Non les amis, vous ne nous verrez pas dans la prochaine saison, j'ai oublie mon bandana vert... Je ne sais pas pourquoi, on attend beaucoup de cette ile... un peu trop surement! Le panneau de bienvenue ne nous dit deja rien qui vaille... Il est plante au milieu d'un tas d'immondices, de dechets en tout genre, de sac plastiques... Ils sont sympas, ils nous souhaitent quand meme bienvenue... Cette entree en matiere reflete bien l'etat de l'ile... C'est triste, ils se mettent a construire partout, ils ne pensent pas a preserver... En plus, on se retrouve dans un hotel miteux, histoire de faire plaisir au pauvre petit gars qui le tient et qui se fait engueuler par un danois tres ennerve et agressif... Mais, franchement, a cote de ce qui nous attend le lendemain nous sommes dans un hotel 4 etoiles! Bref, nous decidons de prendre un tour pour visiter l'archipel de Koh Lantha, plutot que l'ile principale. Programme: decouverte de quatre iles et un peu de snorkelling ( masque et tuba). Les fonds sous marins sont magnifiques et le moment le plus magique est la decouverte d'un petit repere de pirate comme dirait Morgan! Nous traversons une grotte a la nage dans la plus grande obscurite. Incroyable! Quel emerveillement de tomber sur une petite plage cachee du reste du monde! L'eau est transparente et les papillons batifollent le long des murs de vegetation qui se dressent autour de nous... Chiquito creuse partout pour trouver un tresor...
La derniere ile que nous visitons est celle qui a ete le plus ravagee par le Tsunami: Koh Phi Phi. Ce ne sont pas des sacs plastiques qui nous attendent sur le port, mais un petit centre tout refait aux millions de boutiques, restaurants, hotels... derriere le monde touristique s'epanouissent cocotiers, bananiers, collines... Allons voir plutot de ce cote la pour dormir... En realite, il faut prendre un bateau traditionnel ou "longue-queue" pour apprecier belle plage et nature. La mise en route du moteur tout rouille semble toujours une grande affaire pour le capitaine... Nous voila coinces dans les rochers... Je ne sais pas si on est pret a y arriver sur cette plage immaculee... et bien si! Completement isoles du reste du monde, nous voila prets a decouvrir notre bungalow sur le bord de la plage... oui ou cabane plutot hein... Le bateau etant parti, nous n'avons guere le choix que de s'installer... " Cheri, viens voir les latrines, c'est un vrai retour a l'essentiel! Que c'est bon d'etre loin des choses materielles, du luxe, du minimum, du confort... Je veux rentrer!!!!!!!!!!!!!!!!!" Oui, il y a des moments donnes ou on en a marre de faire Robinson Crusoe surtout quand un gentil petit rat manque nous passer entre les jambes, la.. c'est un peu trop!! Et s'il n'y avait que lui! Non, il faut compter aussi sur les nombreux geckos, c'est vrai ils sont sympas, ils mangent les moustiques qui adooooorent notre cabane! Ah oui, fideles au rendez-vous les blattes sont de la partie egalement, leur absence nous aurait etonnes... peut-etre que les macaques qui piquent les bananes de l'hotel vont bientot frapper a la porte?? Curieusement, on prefere passer de longues heures sur la plage... Morgan se remet au snorkeling, pendant que je surveille les bateaux qui le rasent... ce n'est pas specialement desert finalement notre coin. La mer autour de l'ile s'est transformee en veritable autoroute... qu'est-ce que ca doit etre pres du centre? " Un enfer" nous a confie un couple francais...
Apres une nuit forte en emotion dans notre suite nuptiale, nous partons tot le matin pour rejoindre le continent. In extremis et apres de nombreuses heures de transport, nous organisons une petite excursion en fin d'apres midi dans la baie de Phang Nga. Juste tous les deux sur notre bateau typique et des centaines de pitons calcaires aux formes etranges... C'est vraiment un grand privilege car le flux touristique est passe et nous ne sommes pas contraints de faire la queue devant tunnels et grottes... La mer est d'une tranquillite absolue et une legere brume commence a se former dessinant un contour flou aux pitons... Nous debarquons sur l'ile de James Bond ( pour les inconditionnels, L'homme aux pistolets d'or y a ete tourne).



Pas de James a l'horizon mais des centaines de visiteurs sur ce minuscule bout de plage... chaque centimetre carre est bien exploite avec tous les stands de souvenirs... Impensable...
Enfin, notre petit capitaine nous amene sur un village flottant de pecheurs.



Relies par des pontons en bois, d'etranges maisons, commerces, restaurants touristiques se melent sur d'etranges pilotis. Il y a meme une ecole et une eglise. Certains se promenent en bicyclette ou trotinette sur les etroites ruelles... Nous nous perdons dans ce dedale de passages secrets, les yeux grands ouverts face a cette vie peu ordinaire... Chaque maison parait ouverte a tout a chacun... les gens vivant et travaillant au meme endroit... Par exemple, si tu veux acheter une bouteille d'eau, il faut d'abord que tu enleves tes chaussures et ne pas ecraser le chat qui mange ses croquettes. A cote de toi, il y a une grand mere qui dort sur le canape devant la televison qui fait crier le bebe par terre... Typique quoi!
Malheureusement, le martelement incessant des ouvriers semblent indiquer que des amenagements en ciment viendront s'ajouter denaturant encore l'endroit et ravissant un bon nombre de voyageurs... Je crains qu'il n'y ait pas de limites a tout cela... Dommage...


Ces quinze jours passes ici nous ont permis d'apprecier la grande gentillesse thailandaise et sa cuisine remarquable. Notre passage dans les iles est un peu plus mitige. Les eaux claires sont splendides et les fonds sous marins grandioses... un peu moins quand on est oblige d'y ramasser des detritus... La magie des lieux ne devient plus qu'usine a tourisme avec toutes les consequences qui en decoulent...
Voyons ce qui nous attend dans le nord maintenant avec un nouveau voyageur... Ca promet j'en suis sure!

Charlotte

vendredi 23 janvier 2009

La kiwi attitude

" Chrrrr..... Ici le commandant Chiquito, rassurez-vous, chrrrr.... j'ai pris les choses en main, chrrrr... nous arriverons a Auckland beaucoup plus tot que prevu! chrrrr...". Non mais c'est pas vrai! Qu'est-ce qu'il nous a encore invente celui-la!!! Tout ca pour son cadeau de noel!! Sous l'oeil effraye des autres voyageurs et hotesses de l'air, on se rue sur la cabine de pilotage, imaginant, deja, le pilote ficele sur sa chaise... Mais un autre spectacle s'offre a nos yeux: celle d'un chiquito se tordant de rire et d'un pilote hilare. " Vous verriez-vos tetes... pffff trop drole!". Super la blague... Alors que Chiquito est invite a rester en premiere classe avec champagne et petits fours, nous retournons a nos places tout penauds... mais un peu excites, quand meme, a l'idee de revoir un proche dans quelques minutes... Non loin de la sortie, on reve des scenes de retrouvailles: une course effrenee dans l'aeroport, des bras qui s'enlacent, des ruisseaux de larmes inondant le sol... Hum.. hum... il est ou Ronan la? C'est pas du tout le film qu'on s'etait fait! Chiquito part faire un appel radio... Mais personne au rendez-vous... Ca commence bien! Ne serait-ce pas le debut des Pierre-Richardise de Ronan...? Apres un certain temps et... un temps certain... on voit arrive, en trombe, un petit gars tout blanc et bien essoufle. L'oeil a l'affut, il regarde les heures d'arrivees en essuyant ses grosses gouttes de transpiration... On est juste a cote de lui... On pourrait attendre longtemps comme ca... hou hou!!! C'est le debut de notre voyage a quatre... ou plutot... cinq! Le fameux cadeau de noel est arrive et effectivement, il est assez special... Il s'appelle Yuquito, c'est un petit singe de Singapour cense assagir et guerir l'insensibilite de Chiquito... Ce dernier n'a pas l'air tres ravi et regarde a peine ce petit compagnon qui le serre tres...tres... fort dans ses bras... ce n'est pas gagne!
Bon c'est pas le tout, mais nous avons quand meme un pays a visiter dans cette histoire! On recupere notre voiture de location... beaucoup plus grande que prevu ( ca c'est cool), beaucoup plus vieille que prevu ( moins cool) et beaucoup plus a droite que la normale... ( previsible mais pas cool du tout!) C'est Morgan qui s'essaye le premier a la conduite tres british dans Auckland pendant que Ronan

mardi 13 janvier 2009

a l'autre...

Deboussoles et perdus dans une faille spatio-temporelle au dessus du Pacifique, arriverons-nous enfin a poser nos orteils sur les plages fijiennes? Cherchez l'erreur: on part dimanche 21 de Santiago et on arrive mardi 23 decembre en Oceanie... Il faut s'y resoudre, nous ne vivrons jamais le 22 decembre de l'annee 2008... Ce n'est peut etre qu'un petit detail dans toute cette annee bien remplie mais c'est assez perturbant quand meme... Arrivee a Nadi : musique joyeuse et danse typique rythment nos pas dans les files d attente de l'aeroport. On troque notre "hola" contre un "bula" pour se dire bonjour. Ouf la transition ne sera pas trop difficile... enfin sinon le reste est de l'anglais a mon grand desespoir Adieu les sonorites chantantes de l'espagnol... Morgan, lui, attend ce moment depuis longtemps!
Apres c'est la honte... bah oui.. il faut bien le dire... apres cinq mois de voyage, on se dit qu'on connait toutes les arnaques, attrape-touriste et qu'on est rode... Pff tu parles! Comme des bleus... Allez, on mettra ca sur le coup du long trajet... Est-ce que ca vaut vraiment la peine d'en parler??? Bon, j'en vois qui se frottent deja les mains la... Alors tout debute... bah au debut en fait... l'homme a l'accueil nous soutient qu'il n existe pas de bus pour aller au centre ville... mouais... et....

mardi 30 décembre 2008

D'une ile...

Aeroport d Hanga Roa, a Rapa Nui, dimanche 21 decembre 12h47... Autour de nous, les voyageurs en partance se montrent deja un brin nostalgique. Derniers achats, derniers aurevoirs et en guise de passeport un joli collier de coquillages autour du cou... Nous nous appretons, habilles du meme air, a rejoindre les airs pour de nombreuses heures... des souvenirs plein la tete pour nous tenir compagnie. Ile de Paques... ile enchanteresse... ile de mysteres. Retour en arriere, cinq jours plus tot...
"Tu crois que l'aeroport c est la petite cabane entouree de palmiers la bas?". Nos premiers pas sur le tarmac laissent presager une ambiance plus que decontractee. Un petit collier de fleurs en signe de bienvenue, juste le temps de recuperer nos sacs renifles par le chien de service et c'est parti! Heu... non... d'abord il faut enlever toute la bave gluante sur le nez de Chiquito qui semble ne pas avoir apprecier la lechouille canine... Les deux premiers jours, nos petites jambes, toujours au rendez-vous, nous menent dans de bien jolis endroits. La decouverte du site d'Orongo, apres une bonne heure de montee, sous un soleil de plomb,nous laisse sans voix! Nos yeux tombent directement au fond d' un immense cratere, chatouilles