L arrivée a Johannesburg est certainement la plus belle de notre voyage.Le soleil perce doucement la nuit, laissant éclater toutes ses chaudes couleurs. Encore endormis au dessus des nuages, ce spectacle magique nous réveille en douceur. Aux premières loges... La lune laisse bientôt place a cette lumière mordorée. La terre quant a elle parait recouverte d une nappe de nuages. Quelques immeubles surgissent de nulle part. Paysage irréel... Ou sommes nous? Entre ciel et terre... Le bout d une horloge semble vouloir nous donner l heure alors que des montagnes au loin se dégagent du tableau improbable... Impossible d atterrir... Les nuages sont trop bas. En attendant que la brume se dissipe, nous faisons des ronds dans ce ciel a peine éveille... et puis, soudain notre commandant de bord se décide... cramponnes aux sièges... les yeux rives sur les hublots, on s introduit sur la terre africaine dans les nuages...
La première impression s avere donc plutôt bonne... la deuxième un peu moins! C est quoi ce froid??? On vient de quitter Hong Kong sous 40 degrés et la il fait a peine 5... Morgan range ses tongs... Chiquito ronchonne et fait du remue ménage dans les bagages pour trouver son bonnet péruvien... Et moi je m enroule dans la couverture que j ai pique a la compagnie aérienne... oui, c est pas beau je sais... Trois bonnes heures plus tard, après moultes péripéties on obtient notre superbe petite Opel Corsa qui va nous conduire partout durant quinze jours. Nous prenons la route pour Santa Lucia. 600 kilomètres nous attendent avec en prime conduite a gauche et décalage horaire de six heures... Tout va pour le mieux comme vous pouvez le constater... Ce premier trajet nous met direct dans le bain. Ici, les piétons traversent a tout bout de champ les autoroutes ou nationales... de jour comme de nuit... Beaucoup erre le long des voies d un pas nonchalant sans aucune crainte des voitures qui ne semblent pas connaitre les limitations de vitesse... Nombreux paramètres a prendre en compte, si on veut survivre ici deux semaines... Certains villages font peine a voir... enfin villages... c est beaucoup dire... Quelques planches de bois ou bout de ferrailles alignes les uns a cotes des autres... c est plus la définition... le pire est peut être qu' en face il y a une autre ville, une jolie petite résidence toute propre avec de gros 4X4 gares dans les allées. Le tout est barricade de hauts murs et fils barbelés. Une différence criante et violente en moins de quelques heures...
On arrive a Santa Lucia, après quelques tours et demi tours... " Je t avais dit de tourner a droite... mais non c est pas la... et puis j y vois rien ahhhhhhhhhh y a un mec qui traverse la route...." Bref, la routine. 18h et c est la pleine nuit... les jours ne sont pas un peu courts ici? Tant bien que mal on déniche l hôtel le moins cher du coin, c est a dire un peu près sept fois plus cher qu' en Asie... On a pris un sacre virage la quand même...
Ce changement d air radical bien digere, nous partons vers le but premier de notre voyage en Afrique du sud: les animaux!!! Chiquito trépigne d impatience, il a dormi avec ses jumelles autour du cou et a rêve de lions toute la nuit. On ne peut pas vraiment lui en vouloir... qui n a jamais rêve de partir a l aventure, en pleine savane? Tt tt allez... c est une idée qui trotte forcement dans la tête... Le parc d Imfolozi dans la région zoulou nous accueille au lever du soleil avec des couleurs magiques,
samedi 4 juillet 2009
Pas de logique chez les animaux
vendredi 26 juin 2009
Tome 2: survivra ou survivra pas?
Laissons les splendeurs de Jiuzhaigou et nos amis les pandas… pour la terre de Xi'an, riche en histoire ou un taxi complètement toqué nous accueille. Plein de tics, notre chauffeur essaye, durant tout le trajet, de nous extirper le plus d’argent possible avec sa maudite calculatrice… Il crie en chinois, on lui crie en français… (c’est génial à faire...) il comprend qu’on ne lâchera pas le morceau et reprend ses tics tout en nous menant, comme convenu, au tombeau de l’empereur Jingdi. Belle entrée en matière que ces restes d une des nombreuses dynasties dont je ne me rappelle plus le nom oups... Nous pénétrons en réalité dans un musée souterrain très judicieusement pensé. Juste au dessous de nos pieds, au travers d un plancher vitré, on peut observer une tombe démesurément grande. Elle contient de nombreux objets: chars, chevaux, statuettes, moutons, chiens, cochons tout ce petit monde en terre cuite. L endroit est très intéressant et révélateur de la vie quotidienne de l époque. On y resterait bien plus longtemps mais notre toqué de chauffeur vient nous chercher... On est trop long apparemment et il n a pas que ca a faire... Pff. No comment...
On passe aux choses sérieuses le lendemain avec la fameuse armée enterrée… En réalité, il y a trois fosses sur le site. Les deux premières sont les plus impressionnantes. Des centaines de soldats nous font face, rangés les uns derrière les autres. Une multitude de visages différents nous regarde. Moustaches, coiffes, armures, postures aucun se ressemble ou presque. Le perfectionnisme des artisans est déconcertant. Ils ont été jusqu'a détailler chaque rainures, plis et mèches de cheveux. Ils ont une expression quasiment humaine. Ils dormaient la depuis plus de deux millénaires et des paysans sont venus un jour les réveiller… C est émouvant de se retrouver devant eux et on salue la totale mégalomanie du premier empereur de Chine… Il voulait avoir une armée a l’entrée de son tombeau pour se défendre contre les mauvais esprits…. Il fallait au moins tout ca vu la tyrannie du personnage. Merci a lui, voici un joli témoignage du passé… je ne sais combien de temps il a fallu aux ouvriers pour créer une pareille armée ni combien il en faudra aux archéologues pour remettre à la lumière ce chef d œuvre. Il reste tant a faire.
Bétonnée et barricadée d immeuble, telle est la ville de Xi'an... mais au cœur, résiste heureusement, un ancien centre. Une balade le long des remparts nous offre un joli patchwork des activités chinoises. Ici, des personnes âgées travaillent leurs articulations sur des installations sportives aménagées. De l autre cote des enfants s amusent a jouer au facteur n est pas passé. Devant nous, un vieux monsieur réalise des figures avec un diabolo insolite, on s assoit quelques instants pour l observer. Un peu plus loin, un groupe joue au majong pendant qu'un autre attend le début d un concert… L esprit est bon enfant. Mais par contre il reste les culottes trouées des bébés... et oui! Grave fléau en Chine... Vous ne connaissez pas ca??? C est dommage, vous manquez quelque chose, si si je vous assure... Alors le principe est tout simple: prendre des ciseaux et couper le pantalon ou la culotte a l entrejambe... votre petit aura ainsi les fesses a l air et pourra faire pipi et caca en toute circonstance... Ce n est pas une blague, c est une scène de la vie de chaque jour... Alors voila, j étais partie pour un aspect positif de la vie en Chine et je trouve toujours quelque chose qui me déroute... Donc je reprends... le jeu! Oui aspect très important dans ce pays. Ce n est pas rare de voir dans les rues les gens jouer. Badminton entre voisin ou partie d échecs. Cours de danse sous les réverbères, après vingt heures. La rue est un espace très populaire, ou les gens aiment à s'y retrouver. Et pourquoi pas? Nous on trouve ca excellent et tellement plus attrayant que de rester enfermes chez soi après le travail.
Ce n est pas le tout mais un train nous attend ce soir pour Pingayo. Enfin, je vais l avoir mon voyage sur les rails que je réclame depuis un bout de temps a Morgan! Bon le premier est de nuit… Adieu paysages bucoliques, bonjour aux paysages exotiques que nous offre notre voisine de cabine... pas de pudeur en Chine... que ca soit aux toilettes ou ailleurs! Heureusement Chiquito n a rien vu, on aurait eu droit a sa discrétion légendaire. Bref, tout ca nous permet d arriver un peu près frais dans cette ancienne ville qui aurait gardé toute son authenticité… On est censé y rester qu' une journée et refaire une nuit sur les rails… Là, changement de programme, il n y a que des places assises pour ce soir avec crachats et cigarettes pendant douze heures… ca va être faisable ca? Heu, la comme ca, non... Bon, ce serait long a vous expliquer mais on s arrange pour ne partir que le lendemain avec d autres conditions… Nous voila alors dans un hôtel adorable. C est une ancienne maison traditionnelle, avec un lit qui fait quatre fois le votre. La ville est effectivement intacte et il n y a pas eu de pseudo travaux de rénovation ou plutôt reconstruction de l original comme aiment si bien le faire nos amis! Ce n est pas une ville faite pour les touristes, il y a encore une vie ici qui n est pas fabriquée...
Est-ce qu' il fallait vraiment changer ces billets hier... ? Cette question résonne dans nos trois petites tête au milieu du hall de gare. Une foule attend le feu vert pour passer... Ne serait il pas plus judicieux que tout le monde attende gentiment sur le quai, non? Apparemment pas, ca ne marche pas comme ca ici... L horreur! Quand le signal est donné, les gens se foncent littéralement dessus. Une jeune fille toute jolie se retrouve prise en sandwich par deux brutes voulant absolument passer! Le pire... c est que pour t en sortir tu es oblige d en faire autant! Nous voila a donner des coups de coudes, marcher sur les pieds pour avancer… mais pour quoi? Pour rester debout dans les wagons, avec tous nos sacs entre les toilettes et les lavabos, serres comme des sardines… A six heures du matin… un calvaire! Sans oublier que tout le monde nous regarde telles des bêtes curieuses… Il y a des moments dans la vie ou on peterait bien les plombs. On se verrait bien aller danser au milieu de ces regards curieux, cracher par terre comme ils peuvent le faire, ou crier comme une malade... Cette infime seconde ou tout peut basculer ou on a envie de faire n importe quoi... je choisis l option je souris en grimaçant a tout le monde et je fais coucou a tous ceux qui m énerve... Parfois on craque!... Chiquito se lance dans une séance de Tai chi… Il finit par nous épater… et Morgan branche ses écouteurs… chacun son truc! Finalement c est pas si terrible les voyages en train.... Tout ca pour arriver a une ville de transit ou on mangera notre petit déjeuner dans un KFC... oui pourrie la matinée... Heureusement le train suivant c est un TGV ou tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil... Ouf, on respire.
Et nous voila a Pékin ou Beijing, c est comme vous voulez. Une semaine pour découvrir cette capitale qui nous paraissait encore si loin lors de la préparation de notre voyage… On y est et il y a tant a faire. D abord, le parc du temple du ciel, étonnant par son architecture… sa sérénité. Bon il faudrait enlever l écran géant là devant le monument… ici c est le règne de la modernité! On n a pas les mêmes critères, faut s y faire... On part le lendemain matin tôt pour la cité interdite en pensant qu' on sera juste tous les trois... Erreur! Les groupes sont déjà la, les casquettes bien scellées sur la tête et l appareil aux aguets! Bon tant pis... Un portrait de Mao nous fait face avant de pénétrer dans le monde des empereurs... Son mausolée est juste en face sur la place Tian an men... Cet homme qui a généré tant de misères en Chine semble complètement vénéré ici... ou est-ce le gouvernement communiste qui veut bien le laisser croire... C est une chose qui nous dépasse. Bref revenons a nos casquettes... on se fraye un chemin entre elles pour découvrir cette cite immense aux multiples temples, pièces, trésors... En longeant les hauts murs, on se cache du soleil... peut être qu' empereurs et concubines en faisaient autant... que se passait-il dans ces petits jardins caches? C est dans ses endroits recules qu' on apprécie le plus la cité. Les sculptures monumentales en jade laisse imaginer la totale folie des tout puissants et le talent des artistes... Certaines pièces renferment de véritables petits bijoux... Imaginez un globe céleste tout de bronze et de perles... et ce n est qu' un exemple parmi tant d autres... A quelques kilomètres de la, le palais d été et sa douce poésie nous attendent. Ici les ponts jouent avec un lac miroitant. Rien à redire, que de magnificence... Un temple majestueux règne sur le tout si bien organise... On comprend pourquoi l impératrice Cixi aimait se promener dans ce cadre onirique et observer son dernier chef d œuvre: un navire en marbre semblant flotter sur l eau. Ils s embêtaient pas a cette époque là...
Bon, on a presque coché toutes les cases sur les mille et une choses a faire à Pékin, tout ca entrecoupé d achats ruinant portefeuille et petits pieds, ils n en peuvent plus! Je crois qu'ils n ont jamais autant souffert qu' ici, le trek urbain ca use!!! .... alors il reste quoi à faire... une petite idée? Un endroit mythique... des kilomètres et des kilomètres de marches... un petit effort mince alors! Voila, vous y êtes! La muraille de Chine bien sur! Bon le challenge de Chiquito c est de la faire entièrement en courant... on n a pas voulu le décourager mais on y croit pas trop tout de même! On décide de se lever super tôt pour profiter de la jolie lumière du matin... bon le réveil sonne... sonne... et résonne... et y a personne... Un peu fatigués ces temps derniers... une heure plus tard, on se retrouve a courir partout pour trouver le bus numéro 119... chose à savoir, il peut exister quatre sortes de bus 119 qui se ressemblent tous mais qui ne vont pas obligatoirement dans la même direction... un peu irritant de voir les chauffeurs te faire non du doigt en t indiquant de vagues directions en chinois!... Bref, encore une bonne heure plus tard on obtient ce foutu bus pour badajing, une portion de la muraille... Foutu bus ou une jolie guide crie comme une folle dans sa langue si douce toute l histoire du site... bien sur on comprend tout, vous nous prenez pour qui? Arrives a destination, le but est d éviter toute la foule ambiante... Chiquito lui est déjà parti comme un dératé, baskets aux pieds et bandeau sur la tête... le reverra-t-on? Achat rapide des billets et en avant! Dis, c est quoi là sur les billets? Ah oui dis donc... moment de doute... Je ne savais pas qu' on allait a la fête foraine moi... on va faire de la chenille? Non mais c est surement une blague... quoique ce pays a plus d un tour dans son sac pour nous surprendre... Passage de la porte... t as vu y a des ours empaillés sur le chemin... c est bizarre... Non Charlotte ce sont des vrais!!! ( Je sens l amoureux de la nature offusqué) Quoi??? On s est plante ou quoi? D abord la chenille, puis les ours tous serres les uns a cotes des autres honteusement... qu' est ce que c est que ce truc... On paye pour leur donner a manger en plus... Incroyable et pourtant la haut on aperçoit cette magnifique muraille qui a tenu tant de siècles... Oui mais pour aller la haut on fait comment?... C est ca, vous avez tout compris... on prend la chenille aux couleurs pétante qui dénote complètement dans le cadre! Ca gêne personne ce truc la? Visiblement, non. Je m installe donc au numéro 13 ( bonne ou mauvaise chance?) sous l œil affligé de Morgan. Chiquito a du bien se marrer lui... Ca parait totalement hors contexte ici mais bon tant pis, ca ne nous gâchera pas notre journée qui a plus que bizarrement commencé! Et c est vrai qu' une fois la haut on oublie toute cette mascarade et on apprécie chaque pas... Imaginez des kilomètres et des kilomètres de murs s arrondissant de colline en colline a l horizon. L endroit est vraiment magique et on arrive a trouver des petits coins au calme sans les poses photos obligées... Quelle idée de construire un truc pareil? Les barbares devaient réfléchir a deux fois avant de s y attaquer. On s amuse donc a monter et descendre cette muraille. Parfois la pente est vraiment raide et glissante... Plus on avance et moins il y a de monde... On arrive vers la fin de la portion tout juste rénovée ou il n y a quasiment plus personne... Au bout, Chiquito est en pleine discussion avec deux jolies chinoises... d après ce qu' on comprend de ses mimes, il leur explique qu' il ne faut pas cracher... pas crier... pas roter... pas... elles n ont pas l air de le trouver très rigolo du coup! Au final, on se retrouve tous les trois a contempler cette splendeur qu' on a eu le privilège d arpenter... Seuls au monde...
Avant de quitter le continent asiatique, on s offre une petite escale a Hong Kong. La modernité, poussée a son paroxysme, nous tente. Des l arrivée a l aéroport, changement radical d impression... Ici, tout le monde parle anglais et personne nous scrute des pieds a la tête! Monnaie avec des jolis billets de monopolis, et un de plus pour notre collection! Prenons le métro qui passe au dessus et en dessous de la mer. Sur le chemin, on voit un paysage de milliers de containers. Ils arrivent tous ici ou quoi? C est impressionnant. Il fait une chaleur torride comparé a Pékin et ce n est pas notre chambre de deux mètres carré qui va nous refroidir! Une journée et demie pour tenir notre programme ca va être serre! On file vers le quartier des ordinateurs... et pourquoi pas? ... Morgan est résolu a acheter le sien ici... moi je suis plus indécise... au bout de quatre heures de déambulation et de négociation, c est moi qui repars avec un ordinateur sous le bras! Pour lui... ce sera demain. Bon hey, on est pas en train de se la jouer là... on a juste acheter notre outil de travail deux fois moins cher qu' en France... Autant le faire ici et comme dit mon petit amoureux: Faut voir sur du long terme Charlotte... ( ca c est pour me rassurer) Bref, le lendemain on part pour la colline qui domine l ile ou on devrait avoir la tête dans les nuages et vue sur cette ville futuriste. On a les nuages c est déjà ca... on se promène même dedans... bref on ne voit strictement rien! Chiquito crie : Remboursé !!! Donc, promenade dans le quartier des affaires au milieu des buildings plus hauts les uns que les autres. Comment ont-ils pu construire autant d immeubles sur un espace aussi resserré? Une architecture pas croyable. Il pleut aujourd hui mais ce parapluie d immeubles et de tunnels nous protègent durant plusieurs kilomètres. On s arrête pour souffler, balade sur un vieux ferry qui détonne avec le reste... et c est reparti pour les achats frénétiques et compulsifs! Enfin, c est Morgan qui fait du shopping photographique! et des objectifs et des pieds photos et des... bref tout un attirail à rajouter dans notre nouvelle copine: une valise a roulette qui a pris place avec sa nouvelle famille... quatre sac a dos, deux frenchies a la mine défraîchie et un chiquito toujours au top question forme. Pour terminer cette parenthèse Hong kongesque amusante, on décide de monter l immeuble le plus grand de la ville, maintenant que le ciel est dégage. L ascenseur que nous empruntons est impeccable comme tous le reste de la ville d ailleurs. Ici l hygiène semble une obsession, pas un microbe ne résiste a leur phobie. Ouverture des portes et là, vue saisissante sur cette cite construite à la verticale. C est à voir une fois dans sa vie...
Voila, les cinq mois en Asie sont déjà terminés. Adieu les baguettes qu' on aimait tant! La Chine diffère de tous les autres pays. Le niveau de vie citadin est comparable à celui de la France ( je ne parle pas des nombreuses ethnies laissées pour compte bien entendu) . Infrastructures, loisirs, développement économique, hygiène, société de consommation, sur bien des points on s est retrouvé comme chez nous... et pourtant... il existe un fosse culturel énorme entre nos deux société. Notre gout de l ancien se heurte a leur envie de modernité.. Leur esprit communautaire se confronte au notre plus individualiste. Respecter l intimité de la personne est complètement désuet. La pudeur ne semble pas exister. Leur curiosité est parfois déstabilisante mais elle les pousse aussi souvent a aider un pauvre occidental perdu dans les caractères chinois... Bref, on ne veut pas brosser un portrait trop négatif de ce pays. On a passé d excellents moments. Le Yunnan était, par exemple, une province magnifique ou nous n oublierons pas certains regards et sourires... On y retournera c est certain... bon mais pas tout de suite tout de suite...
Charlotte
samedi 13 juin 2009
Premier tome: se mettre au Tai-chi.
7h 45 du matin. Frontiere Lao cai- Hekou cote chinois.
Une sorte de pistolet braque sur les fronts, nous faisons la connaissance avec nos premiers chinois. Rien a signaler, pas de grippe porcine annonce le thermometre. On se dit bonjour? Non...? Ok.. Visages ronds, sans expression, ils nous installent a des formulaires d'entree. Apres la paperasse, direction la salle attenante ou trois agents de la douane nous attendent de pied ferme. Celle qui finit sa partie de SUDOKU en douce s'approche soudain de moi. Je tremble. Je dois ouvrir mon sac et sortir une par une mes affaires. Elle fouille dans tous les petits coins. Morgan, lui, observe un homme deballer le contenu du sien. Nos regards ne se croisent pas.... Quelques gouttes de transpiration perlent sur nos fronts. On sait ce qu'ils cherchent... ils ne l'auront pas, ca jamais! La fille me pose tout un tas de question... Et ca c'est quoi? je peux l'ouvrir... Ai-je vraiment le choix??? Avez vous un livre? Non... Un livre avec une carte? Bah non... Je me surprends a mentir sans sourciller, faisant l'innocente. Un faux pas et nous sommes perdus. Et ce truc la? Chiquito manque la mordre mais a notre grande surprise et apres une grande inspiration, il declare: " I'm chiquito, the best traveller of the world! And you? ..." Apres vingt bonnes minutes de fouille, on nous dit de partir... passage au bureau de l'immigration... un tampon... un rayon X... la sortie... Un pas en Chine! On les a eus!!! Morgan sors donc ce terrible, cet effroyable guide Lonely planet qui n'a pas colorie Taiwan de la meme couleur que la Chine! Vilain!!!
Sans guide en Chine vous imaginez vous? Notre plongeon a la page 719 permet de faire abstraction du vehicule nous menant a une petite ville juchee sur une colline. Sous d'epais nuages, nous decouvrons Xinjie... sale... grise et triste... On est venu faire quoi ici deja? Ah oui, en face de nous, la, sous la brume opaque s'etagent les splendides rizieres en terrasses de Yuanyang... parait-il... hum hum. La soiree avec Brigitte et Julien, un couple lyonnais rencontre dans l'apres midi, nous fait oublier ces miseres relatives et qui sait demain peut etre?
Coup de chance, le soleil daigne se montrer et laisse entrevoir l'immensite de ces rizieres. Courbes, rondeurs a perte de vue... nous sommes tous les cinq sous le charme a chaque point de vue propose par le chauffeur. Comment ont-ils pu faconner un tel paysage? Nous tombons, egalement, sur deux petits marches ayant garde toutes leurs saveurs, odeurs et couleurs. De multiples ethnies en costume traditionnel parcourent les allees du marche. Une grande majorite de Hani aux couleurs pimpantes
jeudi 14 mai 2009
Des nouvelles du Vietnam
Assise a l'arriere du scooter entre Morgan et Chiquito, je me demande comment demeler les differentes impressions vecues ici au Vietnam. Nous serpentons l'une des plus belles routes de l'Asie du sud est et mon esprit vagabonde. Oui, je sais, j'ai sans doute mieux a faire en ce moment mais une pluie battante voile quelques instants ce magnifique paysage et me laisse reveuse...
Notre arrivee a Hanoi ne semble en rien supposer que nous tomberons sous le charme du pays. Pas facile de slalomer entre les cinq millions de scooters... pas facile encore d'accepter leurs coups de klaxon intempestifs toutes les trente secondes... te detruisant, au passage, les tympans... pas facile toujours de les observer completement impassibles alors qu'ils manquent ecraser tous les pietons sur leur chemin... Le choc avec Bali est assez brutal... En plus, ici, ils ne parlent pas... ca non... ils crient!!! Morgan penche pour la surdite nationale... moi je me demande s'ils ne sont pas tares... Et, pour couronner le tout, malgre nos petits sourires, ils restent de marbre... Je sens qu'on ne va pas etre copains! Bon, imaginons des boules quies invisibles, le chant mignon des petits oiseaux et explorons les jolis coins de la ville...
Heureusement, elle en possede plus d'un... Notre hotel est en plein coeur de la vieille ville, ce qui nous permet de contempler le charme fou des batisses coloniales. Les petits restaurants de rues fourmillent de partout, les bonnes odeurs remontent a nos narines... On se decide a gouter ces mets succulents... C'est sans aucun doute, la meilleure cuisine qu'on ait goutee en Asie jusque la! Soupes, nems, petites sauces... un vrai delice!
Comment ca on parle trop de nourriture? Quoi c'est une obsession? No comment, reprenons... nous visitons le temple de la litterature, la plus ancienne universite du pays dediee a Confucius. Le joli lac de Hoan Kiem au centre de la ville attire egalment notre attention... l'endroit est paisible et on oublie presque le bruit infernal des deux roues... presque... On guette la tortue d'or qui selon une legende surgit de l'eau et deroba l'epee d'un roi... on l'attend toujours...
Dans la soiree, on assiste a un spectacle de marionnettes. On est au top question marionnette! Deja deux spectacles a notre actif...( pour ceux qui ne suivent pas: Birmanie et Bali)Celles-ci apparaissent et disparaissent sur une scene d'eau. Les aventures des dragons, pecheurs, danseurs se deroulent comme par magie, accompagnes d'une musique traditionnelle. Ce rite pour invoquer les bonnes recoltes est devenu, desormais, un divertissement populaire. On ne pensait pas que ca nous plairait autant... tres poetique... moins quand Chiquito, gros balourd qu'il est, se lance dans un plongeon accrobatique en guise de final... devant tout le monde... la honte... on s'est fait tout petit sur nos sieges...
Restons sur le theme de l'eau... Qui n'a jamais reve d'etre trempe jusqu'aux os a six sur une minuscule barquounette avec une mamie a l'arriere qui rame??? Allez je suis sure que vous en revez... Voila comment s'est transformee notre expedition pour la pagode des parfums.
jeudi 30 avril 2009
Les vacances dans les vacances
Chiquito: No buddhism, no religion, just me! Le vrai, le grand Chiquito, me revoila, je suis dans la place, yep yep!
Morgan: T'as pas l'impression d'en faire trop la ?
Chiquito: Mais c'est ca qui est fun! Moi je m'adapte! Fini l'isolement total, la meditation, vive la planche de surf, les lunettes de soleil, les bikinis...
Charlotte: Hum, hum...
Chiquito: Bah quoi... c'est bien la premiere impression qu'on a, en arrivant a Bali! La ville de Kuta, c'est l'exact contraire du Myanmar...
Bon, c'est vrai... des que tu t'eloignes un peu du coin, t'es le seul etranger dans le bus... le seul Chiquito aussi. Ils me regardent tous en rigolant... Pourquoi? Va savoir...
Morgan: C'est peut-etre tes lunettes de stars ou ta planche de surf trop grande pour toi...
Chiquito: Mouais... peut-etre... Bon, bref, nous partons, donc, en bus pour l'ile de Java pour voir le Kawah Ijen... Ce que j'aime avec ces deux zigotos, c'est que rien n'est organise... On ne sait pas ou on aterrit et on n'a meme pas de guide. Du gros n'importe quoi!
Charlotte: Tu sais Chiqui, t'as le droit de prendre des initatives aussi!
Chiquito: Oh... je dis juste que vous m'avez habitue a beaucoup mieux...
Le bus nous lache a Banyumachin...
Charlotte: Banyuwangi
Chiquito: Oui, c'est ca... pff un nom pareil aussi! Comme des malpropres, a un carrefour. Rien que d'y penser, ca me donne envie de pleurer!
Charlotte: Pauvre Cheri!
Chiquito: On degotte tout de meme un hotel... Douche a la bassine... ce manque de confort devient fatigant a la longue... Bon evidemment c'est moi qui part chercher des informations sur le volcan!
Morgan: Mais bien sur...
Chiquito: Un taxi nous attendra le lendemain a 5h du matin pour voir le lever du soleil. Nous nous couchons sereins tous les trois... hihi mais la tranquillite a toujours ses limites en voyage!
Charlotte: Si on pouvait eviter...
Chiquito: Oh si... c'est tellement drole!
A minuit, Charlotte se reveille, je la vois s'agiter. Il y a un truc qui s'amuse
dimanche 5 avril 2009
Mingalaba !
Nous troquons les taxis flambants neufs de Bangkok pour ceux plus crasseux et delabres de Yangon. On ne s’imaginait pas basculer dans un autre monde en si peu de temps et pourtant… Notre trajet, au milieu de la circulation dense et folle nous laisse penser que la modernite s’est volatilisee la haut dans le ciel entre les deux pays. Apres avoir gentillement explique a notre chauffeur que, non, nous ne voulions pas changer nos dollars dans son gourbis infame et douteux, nous atterrissons a la White House. Rien de la maison blanche, je peux vous l’assurer. Un vrai labyrinthe au nombre inconcevable d’etages… d’ailleurs je n’y crois toujours pas!
Bref, parlons de cette capitale dechue et de son ambiance si speciale… Malheureusement, les douces sonorites du nom Yangon ne peuvent rivaliser avec le bruit tonitruant des voitures ajoute a celui, infernal, des generateurs. Nos oreilles ont du mal a l’accepter mais il faudra faire avec. Les grandes facades coloniales charment, en revanche, notre regard. Les patines sont magnifiques. La mousson a du passer par la pour rendre de pareils pastels. On plongerait bien notre curiosite au dela de ces encadres de fenetre. Parfois, par chance, on surprend un petit gamin a l’affut d’une nouveaute ou une vieille grand-mere, le cheerot au bec ( cigare local) s’abandonnant a la routine…
De toute maniere, la vie birmane est juste au coin de la rue. Les gens vendent, jouent, rient, dorment, mangent, boivent du the dehors. Ils nous regardent bizarrement autant que nous pouvons le faire d’ailleurs. Pour faire le portrait chinois d’un birman… oulala, la tache s avere compliquee. Il y a tellement de visages venus d’ailleurs. Indiens, chinois, et ethnies differentes se retrouvent ici. Toutefois, après avoir goute l’air du pays quelques jours, certains traits significatifs se devoilent. On vous en livre un d’ores et deja… ce n’est pas le plus glamour… plutot repugnant meme! Oui ce truc rouge maronnasse dans la bouche la, c’est quoi? Ah du betel!... Mais dis moi, ils n’ont pas les dents toutes pourries dessous? Ah tu crois qu’ils n’en ont plus… Et tu fais quoi quand ils te sourient a large bouche et que le fou rire ou le degout te saisit? Ou encore lorsqu’ils se raclent la gorge comme ils savent si bien le faire et qu’il crache le tout par terre au moment ou tu passes? Bah… Tu souris! Au premier instant, la chique traditionnelle peut choquer et puis on finit par s’y habituer… On va peut etre meme se mettre a la bonne birmanne en rentrant… Apparemment, ca procure un certain bien etre! C’est fait avec la noix et la feuille de betel le tout mixe a de la chaux... d’ou l’etat de la dentition! On apprendra plus tard que pour eux les dents blanches sont synonymes de mauvaise sante... La c’est bon, ils sont en mega top bonne forme!!!
Pour faire plaisir a notre bouddhiste en herbe, nous visitons la pagode Shwedagon que je surnomme Chew gum au grand desespoir de Chiquito! Oui bah, on s’amuse comme on peu! ATTENTION, Mesdames et messieurs, enlevez vos chaussures, glissez vous dans l’ascenseur et c’est parti pour le Nirvana! Ultra moderne, cette pagode, en comparaison a l’impression generale de la ville… Les portes s’ouvrent et nous penetrons dans le monde fantastique de Bouddha land! Combien de statues a son effigie??? Pff impossible de compter: des petits, des grands, des couches, des debouts, des assis, en lotus, la main levee ou pas, les yeux ouverts ou non…. Mais ceux qu’on prefere et de loin… sont les ultra galactiques avec leur faisceau lumineux en guise d’aureole!
Chiquito en veut un evidemment, je crois qu’il n’a pas encore compris que ce n’est pas lui Bouddha! Treve de plaisanteries… il faut reconnaitre que le lieu est tres paisible. Les gens viennent ici en famille pour bavarder ou pique-niquer autour de l’enorme stupa tout d’or vetu! Les solitaires meditent… ou menent leur enquete! Et oui, Hercule Poirot se cache sous differents traits: en jeunes, vieux, femmes, moines deguises( oui, oui) . Ca va une fois deux, trois mais au dela on n’en peut plus... nous voila en train de repondre sans cesse au meme interrogatoire: “ Vous etes la depuis combien de temps? Vous allez ou apres? Quel est votre itineraire? Vous logez dans quel hotel? Quelle est votre profession? Je peux voir ce que vous avez pris en photo? “ Legerement oppressant!
Oppressant pour nous, certes, mais pour les habitants alors? J’ose a peine l’imaginer! Ils n’ont pas le droit de parler de politique entre eux ou avec des etrangers. Pas le droit de reunion, ils ne savent jamais sur qui compter. Un enfer!
Enfer… c’est aussi ( toute proportion gardee) le premier mot qui nous vient a l’esprit pour qualifier le premier trajet longue distance… Pourtant ca partait bien, le bus, a notre grand soulagement, ressemblait a un bus meme un peu luxe! Pour 15 heures de voyage et une nuit c’est important…. Hum… hum… a peine 2 heures plus tard, il s’arrete deja… il est 18h. Une voix doucereuse, nous annonce au haut parleur ( volume maximum) qu’il est l’heure de diner… C’est pas l’air de la boum derriere?? C’est cela… Au debut, ca nous fait rire et on imagine Sophie Marceau derriere le micro en plein milieu du Myanmar, surrealiste! Realisant que ca va etre comme ca toutes les deux heures, on trouve ca beaucoup moins drole! Sophie Marceau se transforme assez rapidemment en poupee vaudoue que tu piques violemment et que tu finis par demembrer avec folie!! Surtout a trois heures du matin ou on t’annonce: “ Badabam badam… badabam bam… badabam badam badam bam…. Il est 3h du matin… Nous arrivons a notre quarantieme arret … et il est l’heure du petit dejeuner… La compagnie est heureuse de vous offrir un dentifrice et une magnifique brosse a dent… ne me remerciez pas, c’est tout naturel… Badabam badam… badabam bam… badabam badam badam bam….” Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ( Maite.: comprends-tu les boules quies leclerc maintenant??) Le pire c’est qu’on est oblige de sortir. On a beau faire semblant de dormir, ils te reveillent! Et la, tu assistes au magnifique spectacle du lavage des dents des voyageurs… et tu sens bien qu’ici c’est un pur luxe! Oui mais les gars… pas de betel après hein? Promis? Bref, pendant deux heures t’as le droit de dormir si tu fais abstraction des ronflements et crachats impensables de ton voisin… Ah 5 h du matin on te laisse je ne sais ou… encore tout endormi… Veritable epopee, pas la seule… malheureusement!
Mandalay, nous voila! On va peut etre piquer un petit roupillon tout de meme avant tout... La ville ne me seduit pas outre mesure. Elle est grise, triste et sale. Le bruit incessant des generateurs et les regards curieux poses systematiquement sur moi m’incitent plutot a rester dans la chambre d’hotel… et oui legere baisse de regime! Morgan, lui, l’appareil photo en bandouliere, apprivoise les petits rues et surprend de jolies scenes de vie…
Le lendemain, chacun trouve son compte. Nous partons dans la campagne environnante après avoir depasse la circulation demente! Ah… le calme… les petits oiseaux, les sourires… a bicycletteeuh… On observe les travailleurs des champs. Des petits chapeaux pointus se balancent, les mains dans la terre. Les charrues avec les boeufs percent la brume quotidienne. Les carrioles a chevaux se frayent un chemin. A quelle époque sommes nous déjà? On leur souhaite plus de modernite mais on ne peut etre insensible a tant de poesie… Le veritable but de la balade est la visite de deux anciennes capitales royales. Finalement, il ne devient plus qu’un prétexte pour se perdre… Afin d’acceder a Inwa, nous empruntons un bateau pour passer de l’autre cote de la rive… nos velos a bord et quelques birmans, un brin romantique... Le site est cache en pleine nature. Tout en ruine, on a peine a croire qu’il fut jadis une prestigieuse cite. La deuxieme Amarapura s’annonce beaucoup plus vivante. Pagode, monasteres, village et commerces doivent en etre la cause. Son emplacement au pied d’un lac accentue son charme. Un pont en teck de plus d’un kilometre traverse ce dernier. On apprecie le passage des bonzes et des femmes portant leurs affaires sur la tete. Si on s’arrete en milieu de parcours et qu’on jette un oeil au loin, la vie du lac s’offre gracieusement… une serennite deconcertante… Les pecheurs avancent doucement avec leurs coquilles de noix. D’autres ramenent des troupeaux de canards ( si si je vous assure). Des hommes pechent, l’eau jusqu’a la taille en lancant leur filet… le temps s’arrete avec leur mouvement… On resterait bien des heures a contempler ce tableau birman… mais la route nous rappelle!
Avant de poursuivre, je vous donne un deuxieme element de quoi faire votre portrait… C’est un des plus etonnants mais aussi des plus jolis. Il s’appelle Thanaka. Les femmes et enfants l’utilisent essentiellement. De gros ronds, jaunes pales, maquillent leurs joues. Parfois, ils s’en mettent aussi sur le corps. Ce n’est absolument pas pour le folklore et le plus surprenant finalement est de croiser une personne qui n’en a pas… Le produit de beaute a des vertus antiseptiques, esthetiques et protegent du soleil et des moustiques… Non je ne m’en suis pas encore badigeonnee pour ceux qui suivent ma dure vie de victime de moustiques… Par contre, Morgan devrait y penser car il a pris la releve question piqure... mais de puces ! Enfin un peu de compassion ! Il est devore et moi rien du tout... ca me rappelle quelque chose !
Petit aparte termine, partons en direction de Bagan. Une carriole nous y attend… tiens on ne l’avait pas encore fait ! En realite, nous arrivons au village de Nyaung Oo et tant mieux, un peu de vert, marre de ces grandes villes moroses et polluees ! Tout en terre battue, artisans et charmant petit hotel ! Chiquito est aux anges, nous voila aux pays des 4000 pagodes… ce n’est pas une blague ! Il y en a partout… Ici, on cultive des temples et des pagodes comme des tomates… Pourquoi pas ? Vous faites un tour de 360 degres et vous etes cernes ! On passe trois jours a visiter une infime partie du site. On prefere les monuments ou il faut demander au gardien de nous ouvrir la porte. La torche a la main, on decouvre les peintures anciennes de la vie de Bouddha dans l’obscurite. Un petit cote aventurier quoi ! Surtout quand c’est le petit fiston, haut comme trois pommes, qui te guide jusqu’au sommet… La vue parait surrealiste… vous imaginez, vous, des milliers d’Eglises et Cathedrales les unes a cote des autres ?
Bagan c’est aussi le lieu ou on tire la sonnette d’alarme… Elle est ou la nourriture francaise ??? Au bout de huit mois, on arrive a saturation. Morgan, tombant meme malade ( non pas possible, ce n’est pas superman qui se reveille tous les matins a cote de moi ???) ne veut plus manger… c’est dire ! Manger local, c’est accepter un peu de viande dans ton huile… ou etre resigne au gout de crevette fermentee systematique dans tous les plats. Toutes les sauces, viandes, soupes ont ce petit gout bien… degoutant de vieux poissons pourris. Du coup, le budget craque et se lance dans la cuisine italienne, indienne mais birmane… non c’est fini ! Rupture de contrat…
On aurait aime en faire autant avec les transports locaux mais la on n’a pas le choix, on est contraint de prendre les bus pour ne pas donner le moins d’argent au gouvernement. C’est donc, l’air abattu, a 3h30 du matin que nous montons dans ce qui ressemble de tres loin a un bus…On a l’espoir que c’est juste une gentille petite navette nous menant a un autre bus. Mais nous ne sommes pas dans le monde de Mickey ici ! Nous allons passer les 12 prochaines heures plies en deux parce que les jambes ici c’est en option ! Nous n’avons jamais fait pire ! Deux bons jours pour s’en remettre…
L’air frais de Kalaw nous console a notre arrivee. La petite ville, entouree de montagnes, s’annonce bien sympathique. L’endroit est ideal avant d’attaquer un trek de trois jours. Soixante kilometres en perspective…
La jolie foret de pins pour debuter le periple place la journee sous de bons auspices. On se croirait presque dans les landes. Notre guide s’avere plutôt bavard. Chaque arbre, fleur ou fruit y passe… la nature semble ne plus avoir de secret pour lui. Au fur et a mesure, nous faisons egalement connaissance avec nos compagnons de voyage : un americain, une anglaise et deux portugais. Nous traversons des rizieres pour la plupart assechees sous un soleil de plomb. La terre est magnifiquement rouge et donne tout son eclat a la vegetation. Des travailleurs recoltent les meilleures feuilles pour le the… que l’on goutera quelques heures plus tard dans un petit village. Un mot : delicieux ! On n’a jamais autant bu de the qu’en Birmanie. Nous dormons la premiere nuit apres plus de 20 kilometres de marche chez une famille tres chaleureuse. Il semble que l’accueil est un point d’honneur dans ce pays. C’est impossible de mourir de faim ici… Ils se levent a quatre heures du matin pour tout preparer. A table, ils te reservent toutes les cinq minutes et nous demandent si tout va bien… on ne peut mieux ! Enfin des plats sans crevettes ou autres poissons seches ! Bon, il y a juste un petit detail qui fait defaut… c’est leur douche la… au milieu du champ qui tient avec trois planches… au bout du compte on se demande ce qu’elles font la car petits, grands, poules et bœufs passent devant toi en souriant alors que tu es nu comme un vers … si si les poules ca sourit ! Je revois Morgan me mettre la bassine sur la tete et me dire : On en aura connu des choses cette annee… c’est sur !
Morgan improvise avec un petit garcon de la famille une partie de chinlon. C’est un melange de foot et de volley. Un filet pour separer les deux equipes et une balle en rotin pour jouer seulement du pied ou de la tete ! Apres quelques debuts difficiles, la France arrive a renvoyer les balles au plus grand plaisir du Myanmar !
Le deuxieme jour est le plus dur : 24 kilometres. Chiquito a des ampoules.. et nous aussi ! Il perd quelque peu son flegme bouddhique ces temps derniers... Nous croisons sur notre chemin un bon nombre d’ethnies. Les petits courent dans tous les villages pour nous lancer des : Hello, Bye Bye ou Mingalaba… Mingalaba telle une jolie formule magique pour se saluer…
Sur notre chemin, nous rencontrons le medecin du coin. 84 ans ! Les gens de la region viennent le voir pour de multiples raisons dont le paludisme. Beaucoup de birmans pensent que la maladie vient de bananes ou de fruits crus… Pas de probleme, le petit papi a un remede bien particulier : une petite boule magique faite d’opium et de cannabis… et dire qu’on se prend un traitement infect depuis plus d’un mois…
En fin d’apres midi, nous discutons avec deux femmes Karens noirs. Elles ecrasent des mottes de terre et notre guide, qui parle je ne sais combien de dialectes, nous traduit leurs propos. Elles nous envient d’avoir la peau blanche, elles aimeraient etre comme nous. L’etre humain, aux quatre coins de la planete, n’est donc jamais satisfait ? Leur rire nous porte jusqu’au monastere ou nous dormons ce soir.
Encore une chose que nous ne pensions pas faire un jour… De jeunes moines etudient ici. Nous arrivons pratiquement au moment de la priere du soir qui berce le repas.
Cette soiree est encore un excellent moment pour comprendre ce qui se passe reellement au Myanmar. Depuis deux jours, notre guide nous explique la situation de son pays. Enfin un regard de l’interieur ! C’est un homme d’une grande intelligence et qui a beaucoup de recul sur les choses. Nous pensons qu’il fait essentiellement ce trek pour aider les villages d’une part et pour discuter librement avec des etrangers. Au milieu de la nature et avec ses amis qui l’entourent, il ne risque pas grand-chose. Ca sera un peu brouillon mais je vous livre pele-mele certains de ses propos.
La situation devrait pouvoir evoluer, selon lui, grace a la crise mondiale. La Birmanie va devoir s’ouvrir car elle ne peut plus commercer avec les pays frontaliers ( surtout la Chine) qui commencent a s’affaiblir. De plus, de nouvelles elections auront lieu en 2010… bon ca apres ce qu’en fera la junte… rien n’est gagne ! Ils nous apprend pourquoi il n’y a pas plus de rebellions a cette dictature. Le Bouddhisme lui semble un premier facteur… Les birmans sont assez fatalistes et pensent que c’est parce qu’ils ont fait de mauvaises choses dans leurs vies anterieures et que les prochaines seront certainement meilleures. La revolte en 2007 n’a concerne seulement que cinq pour cent des moines. La plupart n’était meme pas au courant.De plus, les gens ( a 90 pour cent agriculteurs), travaillant tellement, n’ont pas le temps de s’interesser a la politique et peut etre pas l’energie non plus… Le manque d’education, egalement, rend cette population beaucoup plus maleable pour le gouvernement en place...
Concernant le tourisme... il nous precise qu’il y a seulement 10 pour cent des touristes qui voyagent en independant. Les autres le font en grand groupe organise et l’argent va directement a la junte. La population n’en beneficie quasiment pas. S’il le pouvait le gouvernement ne nous accepterait pas sur leur territoire mais ils ne peuvent pas refuser certains visas plutôt que d’autres. Nous sommes plus difficiles a localiser meme si le pays est bien quadrille… Une infime partie du pays est visible. Bien sur, les camps de travaux forces ou petits, jeunes et vieux obeissent a leur bourreau ne sont pas tres vendeurs… Toutes les zones frontalieres nous sont interdites et on n’a pas interet a s’y retrouver… mais pour notre guide, il est important qu’il y ait des voyageurs comme nous. Leur accueil et ces sourires si communicatifs ( quand il n’y a pas de betel) ne font que le confirmer…
La priere a 4h30 du matin, nous fait reprendre assez rapidement nos esprits. Chiquito n’est pas d’humeur matinale et les propos de la veille le laisse dubitatif... Son cote revolutionnaire revient et sa ferveur bouddhique s’eloigne ! Les jeunes moines dont la voix est encore peu clair laissent echapper parfois des rires… L’ambiance est particuliere et nous apprecions le lever du soleil en douceur…
Nous revoila partis pour de bons kilometres encore ! Vers midi nous arrivons enfin a destination : le lac Inle. C’est fini ! Ce trek a ete autant une joie pour les yeux que pour notre connaissance sur le pays.
Nous traversons alors le lac une premiere fois en entier pour arriver a la ville de Nyaungshwe. Le trajet nous promet déjà beaucoup.
Comment decrire cet endroit unique ? Comme dirait Morgan, la realite depasse ici l’imaginaire. Au petit matin, nous partons le decouvrir et c’est certainement le meilleur moment… A cette heure la, les Intha dansent avec leur rame… Ils enroulent leur pied autour de la pagaie et glissent ainsi sur l’eau… Ils lancent leur filet etonnant (de forme conique) pour attrapper le poisson.
D’autres ramassent des algues qui recouvriront plus tard de terre pour en faire leur jardin flottant… Des champs de tomates, salades ou potirons flottent ainsi au grand soin de ces eternels chapeaux pointus sur leur coquille de noix… Le tout est d’une poesie enchantante, envoutante comme nous a glisse une amie… Nous decouvrons de nombreux villages sur pilotis. Les petits se ruent aux fenetres pour nous dire bonjour ou faire un signe de la main… meme ceux de un ou deux ans ont appris a le faire. C’est comme un sport national ici ! Leur entrain nous incite a lancer des Mingalaba plein de sourire en essayant de toucher chacun d’entre eux. Notre piroguier nous mene dans un atelier de tissage assez exceptionnel. Nous sommes bluffes ! Les Intha ont developpe une technique tout a fait unique. Leur soie provient de fibres de fleurs de lotus. Des femmes extirpent de fins fils des tiges de lotus et les lient ensemble pour les rendre plus epais. Le procede exige beaucoup de patience et de savoir-faire.
Comment ne pas tomber amoureux de ce lac ? Un autre temps, un autre monde. Tous glissent en harmonie sur l’eau et chaque action devient un geste poetique…
Evidemment, ceci ne peut passer inapercu a mon photographe trotinette ( j ai peur que ca soit censure ca…) Il decide, en effet, d’ y retourner une fois de plus le lendemain matin pour faire quelques marches… Etant seul avec le piroguier, il converse avec lui un petit bout de temps… le pauvre est confronte a un serieux probleme : il aime deux femmes mais il a promis le mariage a la premiere… mariage ou il doit inviter deux mille personnes… imaginez un peu le budget !!! Bah oui mais faut inviter tout le village aussi… Il a une deuxieme conquete pour aller au cinema ou boire un the… rien de bien mechant plutôt platonique mais il explique que c’est sa facon a lui de s’amuser parce qu’apres le mariage il devra travailler dur pour nourrir sa femme et ses enfants… Il a reussi a se mettre a son compte grace a un voyageur canadien qui lui a offert 700 dollars… soit la moitie de son bateau.
Bon, j’ai completement oublie le dernier accessoire a la mode birmanne… Le Longji ! C’est une jupe que portent les femmes aussi bien que les hommes. Carreaux obligatoires pour la mode masculine… liberte au feminin ! Ils ont fiere allure ainsi et on se sent presque ridicule avec nos pantalons… Ils sont les seuls aujourd’hui de toute l’Asie a avoir garde cet habillement, les autres ayant rapidemment adopte le style occidental.
Demain, nous repartons vers d’autres horizons beaucoup plus detendus dirons nous. Morgan, comble, a trouve que la Birmanie etait a la hauteur de ses esperances. Etonnante, il l’a decouvert la ou il ne l’attendait pas. Pour ma part, je ne voulais pas venir en Birmanie par peur et en pensant que les habitants ne profiteraient pas de notre passage. Je savais que ce pays était important pour Morgan… Allez secretement, je vais vous dire, je pensais avoir raison et lui prouver a la fin des trois semaines que ce pays en l’etat actuel des choses n’était pas a faire… Je me suis trompee… mais chut faut pas le dire… Tout simplement, ce pays est magnifique. Peut-etre un jour nous en verrons un peu plus… Et puis surtout, ces gens ont besoin de nous voir. Leur joie d’etre au contact d’etrangers ne trompe pas...
Charlotte
mercredi 11 mars 2009
" Tuk-Tuk Sir?"
Chiquito: " Sabadee les amis! Me voila au comble de la zenitude ici en Asie... Le bouddhisme est la veritable clef du bonheur absolu. Je suis un autre Chiquito! Je comprends enfin que mes tendances egoistes, narcissiques ne me meneront nulle part... Je me dois de me donner entierement a vous qui m'adorez, me respectez, me sublimez au travers de ce blog... Ce matin, je me disais que Bouddha...
Charlotte: Ohlala... Eh chiquito! On t'a demande de raconter nos trois dernieres semaines pas d'ecrire un livre sur Bouddha!
Chiquito: Tu vois, la, Charlotte, tu manques de compassion avec moi... Tu ne devrais pas te moquer de Bouddha car Bouddha dit...
Charlotte: Bon, je vais reprendre le fil car quand il est parti sur Bouddha, on ne l'arrete plus!
Chiquito: Pff... coupe dans mon evolution!
Charlotte: Oui, c'est ca... Apres une Thailande du nord qui nous a procure d'excellents moments, nous passons au Laos en traversant un fleuve mythique, le Mekong. Nous esperons decouvrir un pays hors des sentiers battus... moins touristique... plus authentique... Un visa et c'est parti! Oui bon ajoutons trois heures de minibus qui se transforment en six et c'est enfin parti! Luang Nam Tha sera notre premier arret dans le nord. Nous avons dans l'objectif de faire un nouveau trek a la rencontre des villages. Apparemment, l'endroit est ideal, il a meme ete recompense pour ses qualites de tourisme responsable... Et la... deception! On apprend vite que les villageois peuvent voir jusqu'a douze personnes par jour... Une vraie usine... C'est un peu dommage tout ce chemin pour ne rien faire... On fait une croix sur notre idee de depart et nous partons plutot pour deux jours observer le travail agricole et artisanal de la region.
C'est Tuly un petit guide laotien qui nous montre le chemin. Il rigole tout le temps... parfois c est pas drole... mais il rigole tout de meme...
Chiquito: Charlotte, ne serais-tu pas en train de te moquer??
Charlotte: Mais non maitre Chiqui, ce n'est qu'une constatation...
Malheureusement, les rizieres sont assechees et le paysage est, certainement, moins joli que lors de la saison des pluies... Toutefois, ceci nous permet de decouvrir les trois planches servant de maison au paysan pour travailler dans sa riziere... Plus rustique ce n'est pas possible... Une inquietude nait a nos premiers pas dans un village: ne serions nous pas transformes en billets sur pattes par hasard??? Les femmes sortent leur production artisanale, les enfants veulent nous vendre des bracelets... Apres tout, on ne peut pas leur en vouloir mais ce n'est pas toujours agreable comme premier contact... Cette deconvenue digeree, Tuly nous trouve un ravissant petit coin, au milieu de la riviere. Il place entre quelques cailloux pointus, qui nous serviront de siege, une feuille de banane en guise de nappe... Mais oui c'est charmant... les moustiques autour aussi... Bon, c'est la que ca devient difficile... il sort notre repas contenu dans de vieux sacs plastiques... du riz bien compact que l'on mange comme du pain, differentes mixtures assez... douteuses... parce que peu fraiches... Un petit oeuf Julien peut-etre? " Un oeuf et du riz c'est pas risque" se disait Julien la veille... quand il a cru tomber sur le poussin, il a trouve ca beaucoup moins rassurant... bonne crise de fou rire en tout cas! La, les oeufs sont marrons parce qu'ils ont baigne toute la matinee dans un jus dont nous ne connaissons pas l'origine...et peut-etre qu'on ne veut pas savoir d'ailleurs. Tuly et Morgan, qui ne se laisse jamais demotive devant une nourriture suspecte, mangent a pleine main, Julien et moi degustons nos trois grains de riz...
Nous croisons, ensuite, deux femmes les pieds dans une riziere.( celle-ci est sans cesse innondee par un systeme d'irrigation) Nous sommes invites a les regarder travailler et meme a les aider si on le souhaite. Leur travail d'aujourd'hui consiste a enlever les mauvaises herbes entre les plants de riz. Courbees toute la journee en pleine chaleur, elles sont vraiment meritantes. Tuly, dans son role d'agence matrimoniale laotienne, apprend a Julien qu'elle est celibataire... " Non.. bah... heu ca ira merci..." meme si la situation est cocasse et nous fait bien rire, c'est un peu limite quand meme! Quoique... on comprend vite qu'en fait notre petit guide a plus d'un tour dans son sac... il est interesse lui aussi par cette jeune fille et on a bien du mal a quitter la riziere! Il nous refera plusieurs fois le coup d'ailleurs!
Rapidement, on parvient au village ou nous allons passer la nuit. En face de notre maison, des femmes s'activent a installer sur des pendants des centaines d'echarpes en soie et coton... C'est pile en face de notre maison, rien que pour nous... C'est sur, on ne peut pas faire comme si on n'avait pas vu... pas possible! Bon evidemment, tu mets un pied la dedans tu en ressors avec quelque chose... Par contre, il faut avouer que leur travail est de toute beaute. Une petite visite des lieux nous permet d'observer, sous les maisons sur piloti, les femmes assises a leur metier a tisser. Les couleurs sont extraodinaires, comment font-elles pour trouver des couleurs pareilles dans la nature? Du bleu, du rouge, du jaune, du vert... toutes plus eclatantes ! Nous decouvrons, egalement, l'ecole du village. Selon notre guide, il y a trois professeurs repartis dans deux classes. Il assure qu'il y a bien des cours dans une des classes toute poussiereuse et en desordre. Nous pensons qu'il y a, en realite, qu'un seul professeur dans cette ecole... Ce n'est pas la premiere fois que Tuly raconte des choses peu vraisemblables. Le regime est totalitaire dans ce pays. Les gens sont, parfois, obliges de dire certaines choses ou d'en cacher d'autres... On ne peut etre sur de personne et il y a beaucoup d'indics pre
